Ayutthaya est l’ancienne capitale du royaume du Siam, dominant le royaume pendant plus de quatre siècles. C’est un site d’importance historique en Thaïlande, classé patrimoine mondial de l’Unesco. Située à seulement 80 km au nord de Bangkok, l’ancienne cité est facile d’accès pour une excursion à la journée.
L’occasion de se plonger dans l’histoire méconnue de la Thaïlande et de s’émerveiller devant les nombreuses ruines de temples à parcourir.
Je vous résume ici son histoire, pourquoi visiter Ayutthaya et surtout, vous indique les temples à ne pas manquer si vous visitez le parc historique sur une seule journée. Alors, prêt à faire un saut ?
Ayutthaya : quelques repères historiques
- Fin du Xe siècle : une première agglomération existe déjà sur les rives de la rivière Pasak, bien avant la fondation officielle de la capitale.
- 1351 : Ayutthaya est établie comme capitale par le roi U-Thong. La cité devient le centre politique d’un nouveau royaume, contemporain et rival de Sukhothai.
- XIVe – XVIIIe siècle : Ayutthaya s’impose progressivement comme la capitale d’un royaume plus vaste, bientôt connu sous le nom de Siam. Grâce à sa position stratégique, la ville devient un centre majeur du commerce en Asie du Sud-Est, en lien avec la Chine, l’Inde et le monde malais.
- 1511 : les Portugais établissent un comptoir à Ayutthaya, marquant le début des relations commerciales avec l’Europe.
- XVIIe siècle : des émissaires de Louis XIV se rendent à Ayutthaya ; les Français commercent avec la ville. Les récits de voyageurs décrivent une cité prospère et impressionnante.
- Apogée (XVIIe siècle) : connue sous le nom complet de Phra Nakhon Si Ayutthaya, la ville compterait près d’un million d’habitants et plus de 1 500 temples, faisant d’elle l’une des plus grandes agglomérations du monde.
- 1569 – 1590 : la ville est gravement endommagée lors d’une invasion birmane. Le royaume devient brièvement vassal de la Birmanie avant de retrouver son indépendance sous le règne du roi Naresuan.
- 1767 : après plusieurs décennies de tensions, l’armée birmane assiège et détruit Ayutthaya, mettant fin à plus de quatre siècles de domination.
- Après 1767 : le royaume du Siam déplace sa capitale plus au sud, d’abord à Thonburi, puis quelques années plus tard à Bangkok, avec l’avènement d’une nouvelle dynastie.
Aujourd’hui encore, les vestiges des pillages et incendies qui ont ravagé l’ancienne capitale sont bien visibles, notamment les statues de Bouddha, volontairement décapitées pour marquer la domination birmane et empêcher toute reconstruction.
Pour la petite histoire, encore aujourd’hui en Birmanie, un Thaïlandais est désigné sous le nom de « Yodhiya », dont vous remarquerez la prononciation très proche d’Ayutthaya. Une manière de qualifier les habitants de leur ancien rival en référence directe à l’époque où la cité dominait la région, et à laquelle les Birmans sont restés attachés dans leur usage du terme.
Ce nom est lui-même dérivé de la ville d’Ayodhya, située dans le nord de l’Inde. Cette dernière est connue pour être la capitale du héros Rama, personnage central de l’épopée mythologique hindoue du Ramayana, dont le Ramakien thaïlandais s’inspire largement.

Par ailleurs, ce mot d’origine Sanskrit, signifie « qui ne peut être conquis »… L’histoire retiendra qu’un nom ne suffit pas…
Visite du parc historique d’Ayutthaya en 6 temples
Patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1991, la ville moderne s’est reconstruite autour du parc historique. Laissant ainsi un espace de près de 300 hectares pour se balader, parsemé de nombreuses ruines, dont les plus célèbres se trouvent sur « l’île » formant le cœur du parc historique.
Pourquoi ces 6 temples ? Telle est la question à laquelle je vous réponds maintenant. Sachant qu’il existe un nombre important de ruines, l’idée est d’en découvrir une variété qui soit suffisamment intéressante et surtout différente, parce qu’au final, trop de temples peuvent vite donner un effet « overdose ».
Mieux, si vous deviez faire un choix encore plus limité, les trois temples vraiment incontournables sont le Wat Mahathat (le célèbre Bouddha enchâssé dans les racines), le Wat Phra Si Sanphet (ancien temple royal) et l’iconique Wat Chai Watthanaram, en bord de rivière.

1- Wat Yai Chai Mongkhon
Le Wat Yai Chai Mongkhon est un temple imposant qui se trouve en dehors de la partie principale du parc historique, de l’autre côté de la rivière. Il fut construit à la fin du 16e siècle pour célébrer la victoire du roi Narusuan dans un combat singulier contre un prince birman, un événement majeur de l’histoire de la guerre entre la Birmanie et la Thaïlande à l’époque. Son nom, qui signifie « le grand monastère de la victoire« , reflète cette signification historique.
Le temple présente un cloître entouré de 135 statues de Bouddha, offrant une atmosphère plus spirituelle comparé aux autres temples, dont les statues sont souvent détruites ou incomplètes. L’une des raisons étant que ce temple est toujours actif, avec des moines toujours présent en son sein.

L’élément le plus remarquable est l’imposant chedi de 62 mètres de haut, qui offre une vue panoramique imprenable sur les environs depuis son sommet. À l’intérieur, il abrite un puits, rendu visible suite à des fouilles effectués dans la pagode, où les visiteurs peuvent lâcher des pièces en visant le carré de pierre central tout en bas.
Se faisant, c’est censé apporter la bonne fortune. À l’extérieur, vous avez un beau jardin, les restes d’un Viharn derrière et devant, l’Ubosot, dont une partie des murs d’origine sont toujours visible. Si vous êtes curieux, dirigez vous vers le bâtiment à droite de l’entrée principale, vous y verrez un discret Bouddha allongé, caché par ses 4 murs l’entourant toujours.






2- Wat Mahathat
Ce temple fait partie des premiers édifices construits dans la nouvelle capitale d’Ayutthaya. Son nom se retrouve dans plusieurs temples du pays car c’est un terme qui s’avère assez générique et signifie : « Monastère de la Grande Relique« .
Le Wat Mahathat n’en reste pas moins un temple important, c’était un monastère royal et le siège du patriarche suprême (« chef religieux des moines » du pays) jusqu’à la fin de la période d’Ayutthaya.
C’est probablement le plus connu du parc historique, car c’est ici que vous pourrez y admirer la fameuse tête d’une statue de Bouddha, littéralement incrustée dans les vieilles racines d’un arbre. Cette image est devenue un véritable symbole d’Ayutthaya.

Pour autant, ce n’est évidemment pas la seule raison de visiter ce temple. L’imposant complexe, reste un important vestige de cette époque glorieuse. Le prang central, encore debout au début du 20e siècle s’est malheureusement effondré, car le temple étant autrefois entièrement entouré d’eau, fragilisant les sols.
Mais il contient encore de nombreux chedis debout, dont un, plus rare, à l’architecture octogonale. Le cloître et ses restes de statues de Bouddha témoignent des ravages du temps et des vicissitudes de l’histoire.







3- Wat Phra Si Sanphet
Le plus grand des sites, et pour cause, ce monastère était le temple le plus important d’Ayutthaya et se trouvait dans l’enceinte du Grand Palais, incluant la résidence royale et habitations pour les proches et consorts du roi. S’il ne reste pratiquement rien de cette zone, le temple, qui a par ailleurs servi de modèle au temple du Bouddha d’émeraude à Bangkok, possède encore de beaux restes.
Beaucoup des structures visibles sont l’oeuvre du roi Ramathibodi II, qui fait construire deux des 3 chedis centraux en 1491, afin de placer les cendres de son père et celles de son frère aîné. La 3e pagode étant ajoutée par son successeur.
Le temple est aussi célèbre pour avoir abrité le Phra Si Sanphet (d’où son nom). Cette imposante statue en bronze de Bouddha, haute de 16 m, est aussi une réalisation de Ramathibodi II. Recouverte d’or et hautement vénérée, la statue se trouve aujourd’hui à l’abri des regards, au Wat Pho à Bangkok).
Le site est agréable à visiter, en plus d’être très photogénique. Outre les chedis qu’on remarque tout de suite, on peut voir une salle d’audience royale, dont les murs sont toujours debout aujourd’hui. L’autre bâtiment notable étant une chapelle en forme de croix, ou, en plus des restes d’une statue de Bouddha, on constate la présence surprenante de fenêtre au design plus orientale.
Si vous êtes également attentif, site royal oblige, on peut observer que l’ancien complexe était entouré d’une muraille dont il reste quelques vestiges avec des créneaux attestant de l’importance des lieux.







En Bonus : le Wiharn Phra Mongkol Bophit
Vous ne pourrez pas le louper, il est juste à côté du Wat Phra Si Sanphet. L’imposant Wiharn Phra Mongkol Bophit est le seul temple de l’époque d’Ayutthaya encore en activité dans le parc historique. Le temple tire son nom de la statue de Bouddha de 12 m (sans compter le socle) qu’il abrite.

Lors de l’invasion de la ville par l’armée birmane, le temple a été endommagé et incendié. Le toit s’est effondré sur la statue, qui a été partiellement endommagée mais est restée relativement intacte à l’intérieur. Pendant plus de 200 ans, la statue est restée exposée aux éléments.
En 1957, une série de rénovations est entreprise pour préserver tout ce patrimoine jusqu’alors un peu délaissé. Ces rénovations ont permis de redonner au temple sa splendeur d’antan et de préserver cette statue historique, datant de 1538.




4- Wat Lokaya Sutha
Parfois référé en Wat Lokaya Sutharam, que l’on peut traduire par « Monastère du monde céleste« , ce temple est majoritairement en ruine puisqu’il ne reste pratiquement que les sols en brique rouge, exception faite de son prang central, toujours debout.
L’intérêt du Wat Lokaya Sutha réside dans sa grande statue de Bouddha allongé, appelée Phra Buddha Sai Yat, dont la tête repose sur une fleur de lotus. Longue de 37 mètres pour une hauteur de 8 m, la statue qui se trouve devant l’ubosot en ruine, était autrefois encastré dans un viharn, mais celui-ci s’est également effondré en ne laissant visible que ses fondations.
Les lieux restent sacrés après toutes ces années. Les Thaïlandais viennent régulièrement faire des offrandes et prier. Pendant longtemps ici, j’ai vu cette statue recouverte d’un long drap orange, symbolisant la robe des moines. Petite précision, la version actuelle du Bouddha couché est le résultat d’un ensemble de rénovations entamé dans les années 50.
Récemment, elle a subit un dernier lifting qui je trouve, la dénature un peu trop et enlève son caractère ancien qui faisait son charme… Je vous laisse juger ci-dessous avec un avant/après.
En dehors des ruines de l’ubosot et son prang, on peut y voir sur le côté de la route, juste au sud de la grande statue, une ancienne tour où se trouvait la cloche de l’appel à la prière. Discrète sur un côté à l’écart, au nord de la statue, cette fois, se trouve une curiosité avec un petit chedi dans un style Lanna, dans une forme conique.
Si vous êtes dans le coin, vous pouvez aussi jeter un œil au temple voisin, le Wat Worachettharam, qui date de 1605. Outre un chedi de belle taille (dont il existe une suspicion qu’elle contiendrait les cendres du fameux roi Naresuan), vous y verrez un bâtiment sans toit, mais ayant conservé tous ses murs intacts, avec des emplacements de céramiques ornementales, encore visibles dans le stuc du pignon.






5- Wat Phu Khao Thong
Ce temple est un peu à l’écart, à un peu plus de 2 km au nord d’Ayutthaya. Construit sous le règne du roi Ramesuan en 1395, il ne comportait pas à l’origine l’imposant chedi qui reste sa principale attraction aujourd’hui.
Le grand chedi est établi sur une base carré, dans un style Mon-Birman puisque la construction est l’œuvre du roi birman Bayinnaung, voulant marquer sa victoire suite à la prise de la ville en 1569. Le design final aurait ressemblé à la pagode de Shwezigon, visible à Bagan.

Après la construction de la base, le roi birman est retourné dans sa capitale, laissant son vassal, le roi Maha Thammaracha, terminer le monument. Cependant, ce dernier n’était pas enthousiaste à l’idée de poursuivre la construction du symbole de la victoire de ses voisins et le chedi est donc resté inachevé.
Peu de temps après, le fils de Maha Thammaracha, devenu roi Naresuan, a rendu son indépendance au royaume d’Ayutthaya. Pour commémorer cet événement, il a décidé de compléter le chedi, faisant ainsi un pied de nez aux vaincus. En 1587, le sommet du chedi a été ajouté dans un style thaï, avec une forme de cloche posée sur une base octogonale.
Toutefois, de par son emplacement isolé (accessible autrefois uniquement par un canal le reliant, à la rivière Chao Phraya), le sommet va finir par se dégrader et sera finalement rénové dans sa conception actuelle en 1744.

S’il y a maintenant une route pour y accéder, les visiteurs peuvent toujours escalader la base de style Mon-Burmese jusqu’au pied du chedi, d’où l’on peut voir les rizières environnantes toujours présente, et la ville d’Ayutthaya dont on aperçoit plusieurs pagodes dépassant au loin.
Il est aussi possible d’accéder au coeur même du chedi via un petit tunnel, où sont toujours visible les reliques sacrés de cet ouvrage. En plus du chedi de 50 m, vous pouvez y voir les ruines d’un petit viharn et surtout d’un ubosot, dont les travaux récents ont redonnés son aspect ancien au site. Autour se trouvent quelques petits chedis supplémentaire et le tout est entouré d’un mur d’enceinte et de douves.
À noter que ce temple est toujours actif, avec des moines vivant donc sur place, ce qui lui donne une aura particulière.
Petites infos bonus : littéralement, le nom signifie « montagne d’or », mais le temple n’a rien à voir avec celui de Bangkok qui porte le même surnom (le Wat Saket). En arrivant sur le site depuis l’entrée principale, vous passerez devant une statue équestre du roi Naresuan, entouré par de nombreuses statues de coqs de toute taille.



6- Wat Chai Watthanaram
Situé à l’ouest de l’île principale formant le cœur du parc historique d’Ayutthaya, le Wat Chai Watthanaram est une grande structure en quinconce, typique de l’architecture khmère, comme le temple d’Angkor Vat par exemple, à savoir, des tours formant en carré plus une centrale, dont la forme reprends les prangs ancien, de forme conique, par opposition au style thaï habituel, en forme de cloche.
Le roi Prasat Thong a construit ce monastère royal sur la rive du fleuve Chao Phraya en 1630, afin de rendre hommage à sa mère adoptive, le temple étant construit à l’emplacement de sa résidence.

C’est un des temples les mieux conservés. On peut toujours y voir des pans de murs avec les fenêtres en meurtrières. Sur ces façades extérieures ; les traces de fresques en stuc, sont également toujours visibles.
Autour du cloître, les statues, bien qu’ayant perdu leurs têtes, semblent imperturbables. Sous les tours intermédiaires, on peut y voir d’autres statues, avec une coiffe sur la tête au lieu des traditionnels cheveux en bigoudis. Chacune étant dans un état de conservation variable, avec parfois des restes de la structure en bois qui ornait le tout derrière.
C’était un monastère dédié à la défunte mère du roi Prasat Thong au 17e siècle. Son emplacement au bord de la rivière et son orientation en font en excellent temple à visiter pour admirer le coucher de soleil.








L’essentiel des temples à Ayutthaya sur une carte
Cadeau pour vous ! (je sais, quelle générosité ) Une carte indiquant l’emplacement de chaque temple, les bonus et le tracé du parcours si vous faites les visites dans l’ordre.
Bonus : quelques temples optionnels
Partant du principe que vous êtes férues des vieilles pierres et de l’histoire Thaïlandaise, voici une sélection d’autres temples à ajouter à votre « to see » liste.
– Wat Ratcha Burana (entrée 80 bahts), temple du 15e siècle, dédié à deux frères qui se sont battus à mort pour le trône (le 3e ayant du coup pris le titre, a fait construire le temple sur le site de crémation).
– Wat Thammikkarat (entrée gratuite), un complexe souvent négligé avec pourtant un viharn royal imposant et bien conservé.
– Wat Phanan Choeng Worawihan (entrée 20 bahts), un complexe important datant du 14e siècle. Situé à l’extérieur au sud du parc historique, il est connu pour son imposante statue de Bouddha assise de 19 mètres et inclut dans sa cour un sanctuaire chinois.
– Église catholique portugaise (entrée gratuite), même si l’intérieur est généralement inaccessible, ça a le mérite de changer des temples bouddhistes. Datant du 17e, celle-ci est encore en activité, car situé dans l’enceinte d’une école catholique, un peu plus loin après le Wat Chai Watthanaram en longeant la rivière.






Et si justement vous avez du temps, j’ai rédigé un article sur deux jours à Ayutthaya, en présentant d’autres temples encore que ceux juste ci-dessus.
Informations pratiques
Comment se rendre à Ayutthaya de Bangkok
Ayutthaya n’est qu’à moins de 80 km de la capitale. C’est donc rapide et facile d’accès. Au choix, bus, mini van, taxi, train ou même bateau, il y en a pour tous les goûts et surtout tous les types de budget.
Bangkok – Ayutthaya en bus régulier
Pour se faire, rendez-vous au terminal de bus de Mo Chit. Facilement atteignable depuis la station du BTS du même nom (via mototaxi, ça fait un peu loin à pied).
Comptez environ 1h30 pour faire le trajet. Il y a des bus qui partent toutes les 15 minutes entre 04h30 et 19h30. Typiquement, un bus de 2nd Class avec air-condition (46 places) coûte 50 bahts.
Bangkok – Ayutthaya en minivan
Une alternative pour ceux qui veulent aller un peu plus vite, le minibus. Ces fameux minivans de 14 places largement utilisés en Thaïlande sont, en effet, un peu plus rapide à rejoindre Ayutthaya en une heure environ.
Il y a des départs toutes les 20 à 30 minutes de bases, mais dès qu’ils sont pleins, ils partent. Le trajet est à peine plus cher que le bus régulier, entre 60 et 70 bahts, mais permet d’éviter de s’embêter avec le grand terminal qui est un peu chaotique.
Pour s’y rendre, rendez-vous à la station Mo Chit Van Terminal, proche du BTS Skytrain du même nom (notez qu’un taxi sera nécessaire pour faire les derniers kilomètres).

Bangkok – Ayutthaya en train
Pour les moins pressés, c’est un moyen de se rendre dans le parc historique qui a son charme. Au choix, soit vous partez depuis la nouvelle gare principale de Bang Sue (joignable depuis le métro, MRT Bang Sue) soit, pour éviter la cohue, depuis la petite gare de Samsen, qui est l’arrêt entre Bang Sue et l’ancienne gare de Hua Lamphong.
Selon la classe, dans l’ordre 3e, 2nd et 1ère classe, les tarifs sont respectivement d’un tout petit 15 bahts, 35 et 66 Bahts (Tarifs sur le site officiel, donc si on vous propose plus, j’entend souvent des tarifs de 250 bahts pour la 1ere classe par exemple, c’est du pipeau).
Le trajet se fait en presque 2h s’il s’agit d’un train « ordinaire » et en 1h15 si vous tombez sur la version express (mais moins de choix au niveau des horaires).
Bangkok – Ayutthaya en bateau
À ce jour, il n’existe aucun bateau public faisant le trajet jusqu’à Ayutthaya (cela existait à une certaine époque…). La seule option pour se faire est soit de chartériser un bateau de la compagnie Chao Phraya Express, soit un tour privé incluant une mini croisière entre Bangkok et Ayutthaya, auquel cas cela se fait généralement sur 2 ou 3 jours (voir exemple ci-dessous, c’est pas donné, je vous donne d’autres options après) :
Parmi quelques compagnies proposant ce service entre Bangkok et Ayutthaya en bateau, vous avez celles-ci :
– le River Sun Cruise, tarif de 2200 ฿ (63 €) par personne. Départ depuis le River City Shopping Complex tous les jours à 8h00 et retour vers 17h. Sachant dans ce cas que l’aller se fait normalement en bus et le retour en bateau.
– le Pearl of Siam, 2350 ฿ (67 €) pour un départ chaque jour à 7h30 et retour à 16h30, également depuis le River City
– l’Oriental Queen & Ayutthaya Princess, je n’ai pas trouvé de tarif à jour, mais par déduction, je dirais que ça doit être de l’ordre de 2500 ฿. Départ depuis l’hôtel Oriental tous les jours à 8h00 et retour vers 17h. Vous pouvez pour celui-là, choisir de faire l’aller en bus et le retour en bateau ou vice-versa.
– Enfin, une option grand luxe pour ceux qui le désirent, une croisière de 2 jours et une nuit sur le Mekhala, pour un tarif à partir de 29 000 ฿… ouch
Notez qu’il est aussi possible de faire une boucle autour d’Ayutthaya en bateau, cela se fait généralement vers 16 h et coûte 800 Bahts par bateau. Il faut pour cela se rendre au nord-est de la vieille ville :
Pour résumer, voici sur une carte toutes les options de transports possibles depuis Bangkok pour vous rendre vers le parc historique d’Ayutthaya.
Se rendre à Kanchanaburi depuis Ayutthaya
Si les gens ne remontent pas vers le nord (généralement via le train), l’option « classique » est de rejoindre Kanchanaburi depuis le parc historique d’Ayutthaya.
Pour se faire, 2 étapes. La première étant de rejoindre la ville de Suphanburi, à environ 1 heure d’Ayutthaya (60 km), puis de là, prendre un bus vers Kanchanaburi, pour untrajet d’environ 2h (un peu moins de 100 km).
Il faut compter en tout entre 4 et 5 heures de trajet pour rallier Ayutthaya à Kanchanaburi.
Les horaires des bus de Kanchanaburi à Suphanburi et Suphanburi à Kanchanaburi (via le bus n° 653) :
– Départ toutes les 20 minutes entre 4h50 à 18h10 par la compagnie « Transport Co LTD » pour 50 ฿
Horaire des bus de Suphanburi à Ayutthaya et de Ayutthaya à Suphanburi (via le bus n° 703) :
– Toutes les 30 minutes entre 6 h et 17 h pour 40 ฿
Il y a aussi des minibus (van) vers Kanchanaburi en direct, proposés par les guesthouses ou les tour-opérateurs pour 400 ฿.
Comment visiter Ayutthaya une fois sur place
Au choix, et selon le temps dont vous disposez, vous pouvez visiter la ville :
– À vélo, location à la journée à partir de 50 bahts, voir gratuit avec certains guesthouses (à supposer que vous y passez la nuit). Pour les moins pressés, c’est le moyen préféré pour parcourir le parc. Sachant que la plupart des temples sont concentrés dans un même périmètre. Mais ce n’est pas le moyen idéal pour parcourir ma sélection dans son ensemble, car plusieurs temples sont en dehors de la partie centrale. Cela reste faisable, mais demandera à ne pas trop traîner pour pouvoir tout voir.
– En scooter, généralement 200 bahts (plus l’essence), c’est le moyen par excellence pour découvrir les temples a mes yeux, en plus du gain de temps pour pouvoir en découvrir plus, cela permet de garder son indépendance.

– En Tuk Tuk, pas forcément le plus économique, mais si vous n’avez pas beaucoup de temps devant vous et ne pouvez conduire un scooter… Cela reste un moyen plutôt facile et agréable. À condition de bien négocier… Vous n’aurez normalement pas en dessous de 800 bahts la journée (sachant qu’ils prennent habituellement jusqu’à 200 bahts de l’heure…). Je vous donne toutefois une référence pour un chauffeur sérieux, parlant un peu français de surcroit : Tony Tuk Tuk Ayutthaya
Où dormir à Ayutthaya
L’article me paraissait incomplet sans évoquer le logement. Dormir à Ayutthaya s’adresse surtout aux voyageurs qui veulent visiter le site en deux jours, et/ou profiter de la ville au calme en soirée, sinon en faisant étape ici avant de remonter vers le nord.
Si vous prévoyez seulement une excursion à la journée, il sera souvent plus simple de rentrer dormir à Bangkok.
Dans ce cas, le choix du quartier peut avoir son importance, notamment pour faciliter le départ le matin et le retour en fin de journée : j’ai détaillé les options les plus pratiques dans mon guide pour savoir dans quel quartier loger à Bangkok.
Voici mes suggestions d’hôtels à Ayutthaya :
– Tamarind Guesthouse : Pas facile à trouver parce qu’en retrait de la route principale (devant le Wat Mahathat, dire quand même si l’emplacement est bon), c’est dans une maison typique avec plancher de bois, bon accueil, terrasse sympa.
– Loymanee House, guesthouse familiale au bord de la rivière (hors de l’île). Aussi pas facile à trouver car il faut emprunter une ruelle qui est accessible en rentrant dans l’enceinte de la cour d’un temple. Mais petit déj personnalisé, bonne chambre et on se sent comme à la maison.
– Bann Baimai Boutique Room, si vous cherchez un peu plus de confort et une chambre spacieuse avec air-conditionnée; le Baan Baimai Boutique Room devrait alors vous convenir. Construit récemment, son accueil chaleureux (si la proprio est là) est plébiscité par les clients. Ils ont aussi des vélos disponibles à la location, dommage qu’ils ne soient pas mis a disposition gratuitement…
Enfin pour terminer, une option spéciale famille, si vous voyagez avec vos enfants, je vous conseille alors la Baan Are Gong Riverside Homestay, qui possède de grandes chambres, pouvant accueillir jusqu’à 5 adultes, donc convenant aussi si vous êtes un groupe d’amis ( à partir de 24 €).
Explorer les autres sites historiques en Thaïlande
Si Ayutthaya est assez connue des voyageurs, la Thaïlande regorge de sites archéologiques, entre anciens royaumes thaïs et héritage khmer. Voici un aperçu des plus importants.
Parcs historiques inscrits à l’UNESCO

Sukhothai
Berceau du premier royaume thaï.

Si Satchanalai
Avant-poste stratégique à 1h de Sukhothai, inscrite elle aussi à l’UNESCO.

Kamphaeng Phet
Ancienne cité fortifiée, rôle défensif du royaume de Sukhothai.

Si Thep
Capitale millénaire du royaume Dvaravati.
Autres sites archéologiques

Chiang Saen
Berceau du Lanna, ancienne cité aux remparts et temples en ruine.

Wiang Kum Kam
Ancienne capitale avant Chiang Mai.

Lopburi
Ancienne cité khmère puis capitale secondaire au XVIIe siècle, aujourd’hui célèbre pour ses singes.





