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Sri Lanka

Le Sri Lanka en bref :

  • Capitale : Colombo (capitale économique) et Kotte (capitale politique)
  • Superficie : 65 610 km²
  • Pays frontaliers : Inde, Maldives
  • Langue officielle : Cinghalais et Tamoul
  • Monnaie : Roupie srilankaise (LKR, en 2019 : 1 € = 200 Rs)
  • Religion : 70.2 % bouddhistes, 12.6 % hindous, 9.6 % musulmans, 7.4 % chrétiens
  • Indépendance : du Royaume-Uni en 1948
  • Régime : République démocratique socialiste
  • Administration : 9 provinces (elles-mêmes divisées en 25 districts)
  • Population : 22 millions d’habitants
  • Visa pour les français : exemption de 30 jours (demande d’ETA avant)
  • Budget moyen quotidien : 33 € / personne
  • Décalage horaire avec la France : +3h30 (heure d’été)
  • Meilleure période : un peu toute l’année en fonction de l’endroit
  • Durée de vol : 13h en moyenne (vol Paris → Colombo, avec une escale minimum)
  • Prises électriques : voltage – 230 V; type(s) de prise(s) : D, G, M
  • Indicatif téléphonique : +94

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Pourquoi visiter le Sri Lanka ?

Le Sri Lanka est un pays qui a su me surprendre, par sa richesse culturelle, ses paysages variés et la gentillesse de sa population. Il faut dire qu’à l’origine, je n’avais pas particulièrement prévu de séjour sur “l’île resplendissante”, l’une de ses surnoms.

Mais alors que l’occasion se présenta, ce fut chose faites avec un itinéraire depuis les plages du sud jusqu’en remontant au triangle culturel, formé par les anciennes cités historiques de Dambulla, Anuradhapura et Polonnaruwa (et cela englobe le fameux rocher du lion de Sigiriya).

Le Sri Lanka n’est séparé de l’Inde que par un détroit de 31 km, pas étonnant donc que des similarités culturelles se retrouvent sur ce petit bout de l’océan indien (enfin pas si petit que ça non plus, l’île faisant en gros 435 km de long pour 225 km au plus large).

À travers les siècles, on l’affubla de qualificatifs tout aussi éloquent les uns des autres : l’île émeraude, la perle de l’Orient, Serendib ou île aux rubis. Son autre surnom actuel étant la larme de l’Inde, du fait de sa forme équivoque, telle une larme perdue au pied du géant Indien.

Mais c’est surtout son le nom de l’île de Ceylan que le Sri Lanka est encore connu à ce jour, dû à son histoire et sa colonisation à répétition.

En effet, elle a aussi connu le même manège historique que l’Indonésie et la Malaisie question colonie, en devenant tour à tour sous domination portugaise, néerlandaise puis britannique (oui encore eux…). Ce sont d’ailleurs les British qui développeront ce qui fait aujourd’hui la renommée de l’île dans les montagnes centrales, les plantations de thé, et c’est accessoirement à eux qu’on doit le réseau ferroviaire (je précise que je ne dis pas ça sous forme de “remerciements” mais simplement qu’ils sont les initiateurs de ces projets, toujours visible de nos jours).

Le pays ne s’est ouvert que très récemment au tourisme (moins de 10 ans surtout) du fait d’une longue guerre civile ayant déchiré la partie nord du pays, dominé par les Tamouls, mais ces derniers étant minoritaires par rapport à la population globale de l’île, majoritairement Cingalaise.

Certains historiens indiquent que les Anglais appliquèrent le principe de “diviser pour régner” en opposant ces deux ethnies, par la politique de “représentation par comité“, introduite au début du XXe siècle. Vrai ou pas le conflit entre le gouvernement et le mouvement armé des Tigres Tamouls était lui bien réel.

Cette guerre civile s’étala sur près de 30 ans entre 1972 et 2009, date à laquelle le chef du mouvement fut abattu après une vaste opération militaire qui coinça la résistance Tamoul (les LTTE pour Liberation Tigers of Tamil Ealam en anglais) au nord du pays. Depuis, le pays est en pleine reconstruction. Composé au 3/4 de Cingalais (parfois orthographié Cinghalais) et le quart restant de Tamouls, ces derniers étaient déjà méprisés avant la guerre et le sont toujours autant maintenant (ce sont eux qui récoltent le thé).

bateaux peche sri lanka

“Bateaux de pêche Sri Lankais sur la plage d’Unawatuna”

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“Les plaines centrales vues depuis les grottes de Dambulla”

Le Sri Lanka n’en reste pas moins un pays accueillant et a l’avantage de concentrer différents types de paysages sur une zone assez restreinte finalement (presque 10 fois plus petit que la France ou la Thaïlande).

C’est une île, donc on y trouve de nombreuses plages dont la plupart sont encore préservées du tourisme de masse et donc bordées par de beaux cocotiers plutôt que des hôtels de luxe.

Au centre, on a les montagnes, parsemées de plantations de thé tandis que plus au nord, se visite la zone dite du triangle culturel, regroupant plusieurs anciennes capitales et cité autrefois d’importance.

On aime

  • Les Sri Lankais sont globalement des gens souriants et chaleureux.
  • Coûts restant plutôt bon marché.
  • Paysages variés, beaucoup d’animaux sauvages pour les amoureux de la nature (les safaris au Sri Lanka sont aussi réputés).

On est moins fan

  • Déplacement pas toujours évident, trouver le bon bus, avoir une place… (bon mais c’était aussi en plein nouvel an Bouddhiste pour nous donc beaucoup de monde…)
  • Manque de variations dans les plats (rice curry, rice curry ou… rice curry ?)

Préparer son voyage : conseils avant de partir

Voici en résumé, quelques infos essentielles à connaitre avant tout séjour au Sri Lanka.

 

Ai-je besoin d'un visa pour le Sri Lanka ?

Non mais… Les choses ont évolués. Depuis le 1er août 2019, les ressortissants de 48 pays sont exemptés de visas si le séjour ne dépasse pas les 30 jours.

Cela inclut les 28 pays de l’Union européenne dont évidemment la France, Belgique ou Luxembourg, mais cela comprends également 20 autres pays, dont le Canada et la Suisse (et la Thaïlande également). Toutefois, il reste nécessaire d’obtenir au préalable une ETA (Electronic Travel Authorisation), qui est redevenu payante depuis la non-prolongation de sa gratuité qui opérait jusqu’au 1er février 2020. Il faut donc s’acquitter des 35 $ de frais, ce qui revient pratiquement au même que de faire un visa en somme…

Si vous êtes Algérien, Marocain ou Tunisien, vous pouvez bénéficier d’un visa à l’arrivée, mais il est quand même nécessaire d’obtenir l’ETA (également payant et même tarif).

Pour faire la demande d’ETA, un seul site, l’officiel, tous les autres sont des intermédiaires susceptibles de demander des frais supplémentaires inutiles : http://www.eta.gov.lk/slvisa/visainfo/apply.jsp

Si vous souhaitez séjourner plus de 30 jours (et jusqu’à 90 jours), il vous faudra alors entrer dans le pays avec une ETA payante. Cette dernière se demande comme un visa classique, à savoir en se rendant dans l’ambassade du Sri Lanka de votre pays de résidence.

Il reste envisageable autrement de partir avec l’exemption de visa + ETA gratuite et faire une demande de prolongation une fois sur place. Il faut alors se rendre au bureau de l’immigration (voir site officiel) à Colombo.

Enfin comme tout pays à ma connaissance, vous devez avoir un passeport avec une durée de validité d’au moins 6 mois après la date d’entrée. Il peut être exigé d’avoir une preuve d’un billet retour (ou à défaut, sortant vers un autre pays) ainsi que de devoir justifier de ressources suffisantes pour la durée du séjour (mais je ne connais pas le montant exigé dans ce cas).

Si votre visite est autre qu’à but touristique, il convient de se renseigner et de demander le visa adéquat.

Réglementation douanière

Il convient de connaître les règles en terme d’import/export et les quantités possibles d’apporter au Sri Lanka en terme de cash, liqueurs, etc.

Pour résumer, les touristes peuvent importer en franchise de douane (duty-free) à hauteur de 125 $ pour les biens achetés à l’étranger et jusqu’à 187,5 $ précisément pour les biens achetés au duty-free de l’aéroport à l’arrivée à Sri Lanka.

Vous êtes limités à deux bouteilles de vin, un litre et demi de spiritueux, ¼ L d’eau de toilette et parfums et souvenirs en petite quantité, le tout pour une valeur inférieure ou égale à 250 $.

L’importation/l’exportation des articles suivants est réglementée : or, bijoux, pierres et métaux précieux, alcools (spiritueux et vins), produits cosmétiques, médicaments, équipements de télécommunication, devises étrangères au-delà de 15 000 $ ou équivalent (si vous prévoyez de réexporter une somme égale ou supérieure à 5 000 $, la totalité de la somme doit être déclarée). Des restrictions s’appliquent aussi aux animaux et plantes (y compris des parties), certains objets en bois, armes à feu, munitions, pistolets à air comprimé, explosifs (y compris les feu d’artifice), tous articles dont l’importation est soumise à l’obtention d’un permis.

L’importation des articles suivants est prohibée : narcotiques, psychotropes, médicaments ou précurseurs chimiques, matériaux pornographiques, littérature religieuse, cigarettes.

L’exportation des articles suivants est interdite : antiquités, statues, trésors nationaux, livres anciens, animaux, oiseaux et reptiles (vivants ou morts), plants de thé (et oui !), de caoutchouc et de cocotier.

Les transports au Sri Lanka

Venir au Sri Lanka

Votre arrivée se fera normalement par l’aéroport international Bandaranaike. Ce dernier est situé à 30 km au nord de Colombo, mais juste à côté de la petite ville balnéaire de Negombo. D’où le fait que de nombreux voyageurs préfèrent se poser d’abord là en bord de plage en arrivant plutôt que de visiter la capitale.

Pour cette destination, on en ressort 3 compagnies du golfe, offrant les meilleures compromis temps / coûts mais avec minimum une escale (à ma connaissance, il n’y a pas de vol direct Paris – Colombo).

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L’A380 à l’aéroport de Dubaï.

Ces trois compagnies sont :

  • Etihad
  • Emirates
  • Qatar Airways

Ce sont toutes d’excellentes compagnies avec dans l’ordre une escale à Abou Dhabi pour Etihad, Dubaï pour Emirates et Doha pour Qatar. C’est éventuellement l’occasion de s’y arrêter (c’est ce que j’avais fait en visitant Dubaï une fois avec Emirates, à noter qu’il y a parfois des promotions avec nuitées gratuites si vous restez au moins 48h).

Normalement, les tarifs tournent aux alentours de 450-500 € pour les meilleurs tarifs.

Il y a bien sûr d’autres compagnies susceptibles d’être intéressantes. Je peux citer l’excellente Singapore Airlines, mais aussi Cathay Pacific ou même Thaï Airways, mais dites vous que les escales se feront dans leur pays d’origine respectif, donc gros détour… En plus intéressant, il y a Oman Air, Turkish Airlines, Finnair et éventuellement Saudi Arabian Airlines (même si cette dernière propose des escales assez longue et pas des plus confortables malgré des tarifs parfois très avantageux).

Chercher un vol pour le Sri Lanka

Se déplacer au Sri Lanka

Le réseau routier n’est pas ce qui se fait de mieux mais c’est pas vraiment ça le problème au Sri Lanka (les routes sont goudronnés et quand même globalement pas défoncé), le soucis vient de la conduite, qui a une forte tendance à être erratique… Et pourtant, je suis un habitué d’un certain chaos avec la Thaïlande… Les chauffeurs de bus sont dans une espèce de course permanente, à doubler à tout-va, ça klaxonne à l’Indienne, bref, pas toujours la joie. Heureusement, sur certain trajet, il y a le train qui permet d’admirer les paysages sans secousses, mais le réseau ne s’étendant pas à tout le pays, le bus reste l’alternative pas chère indispensable.

Sur place, vous aurez généralement des tuk tuk et des taxis pour faire vos trajets. Perso, fidèle à mon habitude, j’avais même testé la location de scooter à Galle, mais je ne le recommande pas particulièrement si vous n’êtes ni habitué aux deux-roues, ni à conduire dans d’autres pays.

Transports routier

Les bus

Notre expérience se limite aux petits bus locaux. D’où mon impression de “fou furieux” du volant. Pour l’anecdote, peu après notre départ de Colombo, je me suis retrouvé avec une envie pressante comme jamais. À tel point que je voulais sauter du bus le temps d’un arrêt (train qui passe, feu, autre) mais n’ai pas osé ayant peur que ce dernier reparte sans moi !

dans bus sri lanka

gare routiere colombo - galle sri lanka

En prenant notre bus pour Galle depuis Colombo.

Heureusement les distances à couvrir n’étant pas trop grande, les trajets ne dépassent pas en moyenne les 3 h. Heureusement vu qu’à chaque fois, on n’avait pas de clim, les sièges, sans être inconfortable non plus n’étaient pas du luxe, et parfois, les bus étaient bondé (quand il ne fallait pas être debout).

Je me doute que pour des plus long trajets, les bus bénéficient d’un certain confort et de chauffeur, j’imagine plus raisonnable. C’est ce que j’en retire en tout cas en regardant les sites de réservations en ligne locaux dont je vous dresse ici une petite liste :

Utiliser ces sites peut s’avérer contraignant, car il faut connaître un minimum leur fonctionnement. Par là, je veux dire que généralement vous ne trouverez dans les listes de destinations que les villes principales, sans indications d’éventuelles étapes/stop alors que je pense que les trajets ne sont pas forcément direct.

Et si je prends un exemple concret, pour faire un trajet Colombo – Galle en bus, typiquement, il vous faudra prendre un bus à destination de Kataragama, ces derniers longeant normalement la côte avec des arrêts dans certaines villes dont pourrait faire partie Galle, mais à vérifier ! Les petits bus locaux eux, ont justement plus vocation à faire des trajets entre villes intermédiaires.

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La gare routière de Nuwara Eliya.


trajet bus nuwara eliya pedro factory sri lanka

Dans un bus local bondé en se rendant aux abords de Nuwara Eliya.

Les taxis et tuk-tuk (trishaw)

Les taxis se trouvent surtout dans les grandes villes, autrement le tuk-tuk est roi. Bon tuk tuk, c’est le nom auquel je suis habitué, car localement, ils sont plutôt appelés trishaw. Dans notre cas, on utilisait un taxi que pour se rendre de l’aéroport au terminal de bus de Colombo à notre arrivée. Normalement, le tarif démarre à 60 Rs puis 50 Rs par km. Autant dire que c’est donné puisqu’un petit calcul vous donne qu’un trajet de 10 km ne devrait pas vous coûter plus de 600 Rs soit 3 €…

J’écris ça, mais je ne me rappelle pas d’avoir payé aussi peu cher, après vérification, je confirme… Entre l’aéroport de Bandaranaike et le terminal de bus où nous allions (pour nous rendre dans la foulée à Galle), il y avait environ 30 km, on aurait donc dû payer de l’ordre de 1 700 Rs alors qu’on a payé 2 500 RsCertes, on parle d’une différence de 4 €, mais ça représente 50 % de plus que le tarif normal donc prudence. Par ailleurs, j’ai pas souvenir d’y avoir vu de compteur d’où le chiffre hasardeux.

tuk tuk circulation colombo sri lanka

Un tuk tuk dans la circulation à Colombo en arrivant au Sri Lanka.


tuk tuk attente ella sri lanka

Des tuk tuk en attente à Ella.

Pour Colombo justement, vous avez aussi l’option d’utiliser Uber (à télécharger sur Android ici et depuis l’Apple Store ici) mais également une application locale PickMe, qui marche aussi pour les tuk-tuk ! (disponible sur Android)

Pour les long trajets, il est aussi possible de prendre un taxi si vous voulez un transport un peu plus sûr que le bus, vous pouvez calculer le coût d’un itinéraire via ce site : Sri Lanka Taxi Share

On en vient au tuk-tuk, que vous trouverez partout, ce qui reste bien pratique même si vu leur confort, cela va de soit qu’ils sont à privilégier pour des petites distances.

crevaison tuk tuk nanu oya nuwara eliya sri lanka

Crevaison du tuk tuk en faisant le trajet depuis la gare de Nanu Oya pour rejoindre Nuwara Eliya.


notre tuk tuk polonnaruwa

Notre chauffeur du jour à Polonnaruwa ayant un soucis avec le tuk tuk.

Cela reste envisageable de faire aussi appel à eux pour visiter un site à la journée (ce qu’on avait fait à Polonnaruwa et Anuradhapura où on s’en tirait pour respectivement 1 700 Rs et 2 000 Rs). De notre livre de compte, j’en retiens qu’on payait en moyenne 400 Rs par trajet, mais les distances variait entre 2 km et jusqu’à 8 km.

trishaw a georgetown penang - malaisie
Un trishaw à l'oeuvre sur Penang.
trishaw decore malacca - malaisie
Des trishaws décorés typique de Malacca.

Location de moto et voiture

La seule ville où je me suis essayé au scooter (sachant que je suis déjà habitué au style de conduite asiatique), c’est à Galle. La raison étant que notre hôtel était à l’écart de la vieille ville (côté plage d’Unawatuna) et plutôt que de faire appel à un tuk-tuk, ça me paraissait moins cher de louer un deux-roues pour pouvoir aussi explorer le coin. En l’occurrence, ça nous avait coûté 900 Rs l’engin plus 600 Rs d’essence, donc un chouïa moins cher que de louer un tuk-tuk à la journée (oui, je chipote). 

Si là ça allait parce qu’on ne faisant pas de grandes distance (le plus loin qu’on est fait, c’est entre Galle et Koggala, c’est 15 km), je ne recommande pas particulièrement de louer une voiture. Il me semble plus raisonnable dans ce cas de faire appel à un chauffeur.

En plus d’être probablement plus safe, cela importe un plus, gain de temps, liberté de mouvement et lieux inédits selon les connaissances du chauffeur, après forcément, c’est un service, donc ça revient plus cher que de se débrouiller en transport en commun. Pour cette dernière option, je ne peux que conseiller la page d’info de Caroline, la spécialiste du Sri Lanka.

Transport ferroviaire

Le Sri Lanka comporte 1 508 km de réseau ferré, ce qui est plutôt pas mal compte tenu de sa superficie (c’est proportionnellement bien mieux que la Thaïlande). Après le train n’est pas particulièrement réputé pour son confort, mais bien pour les paysages qu’il offre. Le trajet entre Ella et Kandy est considéré comme un des voyages en train les plus scéniques au monde. Le problème étant qu’en haute saison, il peut être compliqué de trouver ne serait-ce qu’une place assise face au succès de se moyen de transport.

paysage scenique train montagnes sri lanka

Paysage scénique dans un train bleu.


train classique rouge gare ella sri lanka

Train classique rouge à la gare d’Ella.

On rencontre essentiellement deux types de locomotives diesel (pas de ligne électrifié à ce jour) pour les trajets intercités, les rouges, les trains Sri Lankais classiques et les bleus (de construction chinoise). Si le site officiel découpe son réseau en 3 grosses régions, on peut définir les lignes suivantes :

        • La ligne Colombo – Kandy – Nuwara Eliya – Ella – Badulla (les montagnes)
          C’est la principale ligne empruntée par les touristes (nous compris) puisque celle-ci qui passe à travers les montagnes du centre du pays et offre une vue sur les plantations de thé. On l’avait prise en deux temps d’abord entre Ella et Nurawa Eliya (gare de Nanu Oya plus précisément) puis entre Nuwara Eliya et Kandy. Pour l’anecdote, en passant par  Pattipola, localité situé à 1 900 m d’altitude, où se trouve une gare, ce train est le plus haut utilisant ce type d’écartement. Après, ce n’est pas difficile en tant que tel, car au Sri Lanka on utilise (dans une certaine logique) un écartement moins commun dit de la voie indienne ou écartement indien (à 1 676 mm contre 1 435 mm en standard). En plus du Sri Lanka, il n’est utilisé qu’au Pakistan, en Inde, au Bangladesh, au Népal en Asie, mais aussi en Argentine, au Chili, et accessoirement sur la ligne Bay Area Rapid Transit en Californie pour ce qui est du continent américain. Voilà, c’était ma minute anecdote.
        • La ligne Colombo – Anuradhapura – Jaffna (le nord)
          Si vous voulez rejoindre la principale ville du nord et pointe du pays, c’est la ligne à prendre. Touristiquement parlant, elle est utilisée puisque desservant l’ancienne capitale d’Anuradhapura, qui fait partie du triangle culturel.
        • La ligne Colombo – Polonnaruwa – Trincomalee ou Batticaloa (l’Est)
          C’est une ligne beaucoup utilisé pendant l’été, qui correspond à la haute saison pour cette région côtière à l’Est du pays. Un embranchement peu après Habarana permet de rejoindre la ville plus au nord de Trincomalee (aussi orthographié d’autres façons dont Trinquemalay), d’où vous pouvez ensuite rejoindre les grandes plages comme Nilaveli et Uppuveli. Et plus au sud, la ville de Batticaloa, réputée pour sa plage et son lagon.
        • La ligne Colombo – Galle – Matara (la côte ouest et le sud)
          C’est le train qui longe le bord de mer (mais vraiment, les rails ont vu sur mer sur plus de 50 km en sortant de Colombo). Alors c’est beau, et pour le coup, vous aurez plus que le temps pour admirer le paysage, car ce train est réputé pour sa lenteur…. Comptez au moins 4 h pour parcourir les 160 km séparant ces deux villes. Avec la nouvelle autoroute, le bus s’avère bien plus rapide puisque 2h30 suffisent.
ligne train Sud sri lanka

Les rails sur la ligne Sud.

On notera aussi la présence d’un train de banlieue sur la partie nord de Colombo, reliant Negombo – Mount Lavina puis Puttalam. C’est un train assez lent, car il marque beaucoup d’arrêts, mais qui peut rester pratique pour se rendre dans des villes proches de Colombo.

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Carte du réseau de train telle que donné sur le site officiel du Sri Lanka Railways.

Il n’est, à ce jour, pas possible malheureusement de réserver à l’avance des billets directement via le site officiel de Sri Lanka Railways (qui n’a pas été mis à jour depuis des années). Il existe cependant des alternatives. 

  1. D’abord, vous avez le service 12go dont je suis affilié qui permet cela, mais les billets en vente via ce service partent vite car sont limités, mais ne peuvent normalement pas non plus être pris trop en avance. 
  2. VisitSriLankaTours est une agence privée proposant aussi des tickets à la manière de 12go, les prix sont plus élevés qui si vous preniez en direct mais comme évoqué plus haut, il peut s’avérer compliquer d’avoir une place en haute saison. Retrouvez les horaires et destinations sur leur site.
  3. Tourmaster Travel Services est votre 3e option pour effectuer vos réservations à l’avance.

On distingue comme souvent plusieurs classes (FirstSecond et Third Class), la première étant par réservation obligatoire, la seconde comporte à la fois des sièges réservés et non-réservés. Enfin, la 3e classe ne comporte que des sièges sans réservation à l’avance. C’est ce qu’on avait pris puisqu’on avait pris nos billets la veille pour faire le trajet entre Ella et Nanu Oya (Nuwara Eliya) pour un tarif imbattable de 800 Rs par personne (4 €).

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Dans le train passant le long des plantations de thé au cœur des montagnes.


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L’affichage basique des infos à la gare d’Ella.


interieur train sri lanka

Coup de bol, c’était pratiquement vide ce jour là.

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Transport maritime

Le Sri Lanka étant une île, on pourrait facilement s’imaginer un réseau de ferry desservant diverses destinations. En réalité il en est tout autre…

On distingue au moins 6 ports importants :

    1. Colombo
    2. Galle
    3. Hambantota
    4. Kankasanthurai (Jaffna)
    5. Point Pedro
    6. Trincomalee

Mais il n’existe aucune liaison en bateau via ces villes. Et s’il y avait auparavant un service de ferry reliant le Sri Lanka à l’Inde, cela n’est plus le cas depuis la guerre civile (donc plus de 30 ans). Ce service avait bien été remis au goût du jour vers 2010/2011, alors que la guerre n’était pas encore terminée et cela a été interrompu de nouveau après quelques mois d’opérations.

À l’heure où j’écris ces lignes, la paix étant a priori stable, il y a des pourparlers entre les deux pays pour remettre ce ferry en service.

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À part pour pêcher, ce bateau ira nulle part…

Transport aérien

On compte une vingtaine d’aéroports dans le pays mais beaucoup ont un rôle avant tout militaire même si des vols domestiques y sont aussi effectué. On distingue concrètement 5 aéroports internationaux dont deux rien qu’à Colombo, dans l’ordre alphabétique avec ville – nom de l’aéroport et code IATA :

  1. Batticaloa (Batticaloa International Airport – BTC)
  2. Colombo (Bandaranaike International Airport – CMB)
  3. Colombo (Ratmalana International Airport – RML)
  4. Hambantota (Mattala Rajapaksa International Airport – HRI)
  5. Jaffna (Jaffna International Airport – JAF)

Batticaloa est une petite ville balnéaire au sud de Trincomalee à l’Est du pays, Hambantota est une petite ville qui avait été durement touchée par le tsunami de 2004, aujourd’hui devenant un nouveau port d’envergure dans la région et l’ouverture du nouvel aéroport en 2013 démontre les ambitions voulues pour transformer cette région en nouvelle attraction. Enfin Jaffna est la principale ville du nord du pays, à majorité Tamoul.

Parmi les aéroports domestiques intéressants d’un point de vue tourisme, on peut citer Anuradhapura Airport (ACJ)Sigiriya Airport (GIU)Koggala Airport (KCTdesservatn Galle)Kandy (dont un nouvel aéroport serait en construction, car à ce jour, c’est par hydravion que le trajet se fait vu qu’il atterrit dans le réservoir de Polgolla ou le lac du barrage Victoria), China Bay Airport (TRR, desservant Trincomalee).

Il y a aussi un grand nombre de “waterdrome“, comprendre par là des lacs et réservoirs d’eau propices à des amerrissages avec des petits hydravions.

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Carte des destinations desservies par la compagnie Cinnamon Air.

Le pays étant assez petit, les vols domestiques sont plus que restreint et n’auront que peu d’intérêt pour le voyageur lambda. J’en retiens qu’il existe surtout des compagnies offrants des avions en charter et les aéroports secondaires ayant des pistes assez courte (moins de 2 000 m pour la plupart), les vols sont opérés avec des petits avions (genre Cessna).

  • SriLankan Airlines, la compagnie nationale. C’est la principale compagnie desservant toute destination mondialement depuis l’aéroport Bandaranaike à Colombo. Elle avait auparavant une branche low-cost opérant notamment des vols internes, mais a arrêté ses activités en 2016…

En vols internes on peut citer ces deux compagnies :

  • Cinnamon Air, principale compagnie offrant des vols domestiques. Elle est utilisée pour des vols charter, mais aussi des vols réguliers sur des destinations comme KandySigirya ou Koggala (Galle) pour ne citer que celles-là. L’avantage, c’est une expérience de vol unique, où vous pourriez être seul dans un petit avion avec des vues du ciel époustouflantes. Le revers vous vous en doutez, c’est que c’est pas donné, même si vu l’expérience, c’est presque “raisonnable”, comptez par exemple 200 $ pour un vol Colombo – Sigiriya (30 min). Certains vols ne sont par contre pas direct puisque pour aller de Colombo à Koggala par exemple, il faut d’abord passer par Kandy.
  • Fitsair, autre petite compagnie locale offrant des vols charter, mais aussi quelques vols réguliers, mais uniquement entre l’aéroport secondaire de Colombo (Ratmalana) vers Batticaloa.
  • Helitours, petite compagnie à la base transportant des VIP et militaires, mais offrant aussi des vols pour le public grâce à sa flotte d’hélicos, mais aussi de petits avion jusqu’à 51 places. Les tarifs restent intéressants, mais il faut appeler un numéro local pour réserver et les destinations sont limitées : Rathmalana (Rathmalana Airport), Trincomalee (China Bay Airport), Jaffna (Palaly Airport), Batticaloa (Batticaloa Airport) et Ampara (Ampara Airport).

Réserver un hôtel au Sri Lanka

La gamme d’hôtels est suffisamment étoffée au Sri Lanka pour y trouver son bonheur. On trouve pas mal d’hôtels intéressants dans les 400-800 ฿ (12-24 €), ce qui reste somme toute, très raisonnable. Dans notre cas, on s’était fait plaisir sur la fin du voyage avec un hôtel à 50 € pour Sirigiya et 45 € pour Colombo.

Après dans les pas cher, on a eu du sympa comme à Unawatuna (à côté de Galle) et du moins bien comme à Dambulla où l’endroit manquant clairement de nettoyage (et pourtant, on est resté 3 nuits !). Le meilleur plan fut celui de Kandy, pas trop loin du lac et dans un coin tranquille entouré par la nature. Je vous résume ci-dessous les bons plans que j’en tire de ce séjour niveau logement :

Sam’s Guest House (Unawatuna)

Budget : à partir 19€ (chambre individuelle)

L’hôtel est côté de plage d’Unawatuna plutôt qu’à Galle, que nous visitions alors (à 7 km de là). L’hôtel était indiqué dans notre guide papier. L’accueil et la chambre étaient très bien pour ce tarif, mieux, ce dernier, en plus d’être resté une référence, a fait un petit rafraîchissement des chambres bienvenu ! En bonus, on avait pu louer un scooter, ce qui nous a permis d’accéder facilement au fort de Galle et à se balader dans les environs.

Eden View Ella

Budget : à partir 22€

À l’époque où l’on y passait, le monsieur gérant l’endroit démarrait tout juste son affaire, rabattant les touristes descendant du bus comme nous. Parce qu’on avait aucune idée d’où aller, on s’est laissé emporté après qu’il nous ait montré des photos de l’endroit, alors non terminé à ce moment-là puisque ne comportant pas encore les étages qu’on peut y trouver aujourd’hui. C’était propre, avec vue sur Ella Rock et franchement, si ça nous avait paru un peu cher à l’époque, ça vaut quand même bien le coup.

Settle Inn tourist lodge

Budget : à partir 21€ (chambre individuelle)

C’est un guesthouse situé à une extrémité du lac de Kandy, pas côté centre donc faut marcher un peu, mais il est à 10 min du temple de la dent donc pas trop loin du centre non plus. C’est un GH qui garde une bonne réputation avec les années. La chambre était plutôt correct, confortable, juste ce qu’il fallait. L’ensemble était coloré, boisé, propre. Bon petit déj en plus, rien à redire quoi ! C’était calme aussi lors de notre passage mais il peut y avoir du monde car c’est un lieu assez prisé des backpackers normalement.

Kumbukgaha Villa

Budget : à partir 64€

Comme on arrivait à la fin du séjour, je voulais un peu monter en standing pour se reposer dans un hôtel confortable. C’est ainsi que j’avais choisi cet hôtel, particulièrement au milieu de nulle part à l’époque. Il faut y aller en connaissance de cause, car obligé d’emprunter leur tuk-tuk évidement plus cher pour bouger quelque part. Je ne regrette pas l’expérience, j’avais adoré me balader le long du chemin passant devant l’hôtel et c’était confortable.

Monsoon Suites

Budget : à partir 27€ (chambre individuelle)

On terminait dans un hôtel là encore confortable pour se poser une dernière nuit à Colombo. Je me suis aussi permet cet upgrade, car je pouvais bénéficier d’une réduction grâce à l’accumulation de mes points Agoda (c’est aussi pour ça que j’aime promouvoir ce site de réservation). Je bien content de mon choix, car c’était vraiment très bien. Excellent petit déj, grande chambre tout confort, en retrait de la route principale donc au calme.

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Santé et sécurité au Sri Lanka

Ai-je besoin d’une assurance voyage ?

Une assurance voyage peut souvent changer la donne sur l’issue d’un pépin non prévue lors d’un séjour à l’étranger. Et surtout si vous partez dans le cadre d’un voyage de plusieurs mois en Asie, une bonne assurance peut s’avérer plus que bienvenue, car les assurances des cartes bleues sont limitées.

Le montant maximum pour les frais de soins pris en charge sur les CB classiques peut s’avérer insuffisant (de l’ordre de 10 000€ contre 200 000 € pour une assurance voyage dédiée) et ne couvre pas la responsabilité civile.

Je vous conseille ACS Solutions d’Assurance Voyage & Expatriation.

Je précise que si vous souscrivez à l’assurance via le lien, je toucherais une petite commission. C’est une manière simple d’aider à faire tourner le site, car une assurance est de toute façon préférable et ce sera donc bénéfique à la fois pour vous et moi.

Quels vaccins, que dois-je savoir pour ma santé ?

On retrouve pratiquement les mêmes recommandations que pour bien d’autres pays d’Asie, à savoir de base, aucune vaccination obligatoire, mais plusieurs sont conseillées.

Déjà par principe, soyez à jour dans vos vaccins classiques (DTP pour les adultes, ROR pour les enfants). Ensuite, en fonction des conditions locales de voyage (séjour en campagne prolongée par exemple) :

Vaccins recommandés :

  • HÉPATITE A
  • HÉPATITE B
  • RAGE
  • TYPHOÏDE
  • ANTITUBERCULOSE
  • ENCÉPHALITE JAPONAISE

Le vaccin contre l’encéphalite japonaise étant surtout nécessaire en cas de séjour prolongé en zone rurale. Cette dernière étant transmise par le moustique, surtout en début de la saison des pluies, la protection contre ces derniers est particulièrement importante.

Contre les moustiques

Un bon anti-moustique ne sera pas de trop au Sri Lanka, c’est le meilleur rampart pour éviter les éventuels virus transmissible par ces derniers.

Parmi ces virus, on peut citer la dengue, dont on dénombre surtout des cas dans les districts de Colombo, Gampaha, Kalutara, Galle, Matara, Ratnapura et Kegalle. Des cas de chikungunya sont également signalés vers Colombo et Kandy notamment.

La prévention contre les piqûres de moustiques reste votre meilleur atout, protégez-vous donc la peau, mais aussi les vêtements, en vous badigeonnant de répulsifs. Privilégiez les pantalons aux shorts, manches longues dans les forêts ou à la tombée de la nuit.

Une bonne nouvelle dans tout ça, le paludisme (ou malaria si vous préférez) est considéré comme éradiqué du Sri Lanka depuis 2016 selon l’OMS.

En cas de fièvre survenant au cours du voyage, n’hésitez pas à contacter les services médicaux.

Une particularité locale, c’est un risque de leishmaniose cutanée, une parasitose transmise par une mouche de sable ou moucheron piquant surtout le soir et la nuit. Cette infection se traduit par des lésions cutanées qui peuvent se développer sur le visage et le corps (notamment les bras).

Un risque propre à Sigiriya, et signalé d’ailleurs par des panneaux, est la présence éventuelle de frelons, pouvant notamment se montrer agressifs lorsqu’il y a trop de bruit.

panneau attaque frelon bruit sigiriya sri lanka

Attentions aux attaques de frelons à Sigiriya.

L’hygiène au Sri Lanka

Les conditions d’hygiène sont dans la moyenne de l’Asie du Sud. C’est-à-dire en deça des standards européens. Cela pourrait causer des troubles à l’estomac si vous n’êtes pas habitué à changer de régime alimentaire et plutôt fragile des intestins. Il y a toujours des précautions d’hygiène à prendre pour éviter tout soucis.

  • Se laver fréquemment les mains avant chaque repas (avec solution antimicrobienne éventuellement puisque s’utilise sans eau).
  • L’eau du robinet n’est pas potable. Ne boire que de l’eau en bouteille capsulée ou, en cas d’impossibilité, de l’eau bouillie 30 minutes puis filtrée (les pailles Lifestraw pouvant être une alternative).
  • Les viandes et poissons/crustacés doivent être bien cuits avant consommation.

Et des règles d’hygiènes en générales :

  • Évitez de vous baigner dans des eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire).
  • Ne pas caressez les animaux que vous rencontrez dans la rue, même s’ils n’ont pas l’air agressifs.
  • Pensez au port de la ceinture de sécurité (si possible), port du casque en deux roues, c’est valable partout dans le monde.

Utile dans sa trousse :
– antiseptiques
– traitements contre les troubles intestinaux
– anti-moustiques
– crèmes solaire
– crèmes pour les brûlures

Pour votre sécurité

Si le pays a connu une attaque meurtrière ciblant surtout des églises à Colombo, Negombo et Batticaloa, en avril 2019, le risque n’est pas plus élevé qu’ailleurs. Depuis la fin de la guerre civile, le pays connais quand même une certaine stabilité et d’éventuelles tensions intercommunautaires restent possibles, le tout est de rester à l’écart d’éventuels rassemblement (hors fête ou cérémonie publique).

Arnaques, escroqueries et délinquance 

Dès lors que vous êtes en zone touristique, il existe toujours un risque petite délinquance, surtout des vols. Soyez vigilants concernant vos affaires en cas de long trajet en train, bus et dans certaines chambres d’hôtes en bord de mer. Des cas de à l’arraché par des personnes conduisant une moto sont aussi signalés.

Similairement à l’Inde, même si les cas sont moindres, des cas d’agressions sexuelles voire des viols sont parfois signalés. Évitez par principe les balades nocturnes seules dans les lieux peu fréquentés.

De notre expérience perso, on a ressenti aucun danger ni n’avons rencontré de soucis.

police circulation sri lanka

Les zones à risques

On peut distinguer plusieurs risques propre au Sri Lanka :

  • Les risques naturels. Le Sri Lanka subit chaque année la mousson. Les orages peuvent donc être parfois violent et les pluies abondantes.
  • La piraterie. La zone d’action s’étant du sud de l’Inde aux Maldives, elle ne concerne donc pas directement le Sri Lanka, mais si vous comptez naviguer dans cette région, la prudence est de mise.

Informations pratiques

– Numéros d’urgence –

  • Ambulance / Pompiers : 110
  • Police Emergency Hotline : 118 / 119
  • POLICE TOURISTIQUE : +94 112 433 342 ou +94 112 421 052

Hôpitaux à Colombo

  • Colombo National Hospital : +94 112 691 111 (hôpital gouvernemental)
  • Asiri Central Hospital : 114 Norris Canal Road +94 114 665 500 (hôpital privé)

Autres hôpitaux :

  • Teaching General Hospital Kandy : +94 812 222 261 (hôpital gouvernemental)

Ambassade de France au Sri Lanka (et aux Maldives) :

89, Rosmead Place, Colombo 7
Tel : +94 11 2 63 94 00

Que voir et faire au Sri Lanka ?

Résumons ici les principales attractions du Sri Lanka, que l’on peut découper en six régions.

Colombo et la côte Ouest

Si on commence par la ville de votre arrivée, Colombo, on peut citer les immanquables que sont le temple bouddhiste Gangaramaya, les abords du lac Beira et Galle Face Green, la place longeant le bord de mer. 

Plus à l’Ouest de la ville, au Nord de la capitale (Kotte), vous avez le joli temple de Kelaniya Raja Maha Vihara, mais il faut globalement admettre que la zone manque d’attrait pour s’y attarder plus longuement.

C’est d’ailleurs pourquoi les gens préfèrent largement se diriger directement à Negombo, au Nord de Colombo. Cette petite cité balnéaire ayant l’avantage d’être situé juste à côté de l’aéroport international (Bandaranaike), cela en fait une destination de choix pour les arrivant, préférant se poser en bord de plage plutôt qu’en ville.

En dehors de la ville, justement, côte oblige, ce ne sont pas les stations balnéaires qui manquent. Déjà, depuis Colombo même, on peut accéder à plusieurs spots de plongée (Gorgonian Gardens pour les plongeurs expérimentés, l’épave du vapeur britannique SS Perseus ou encore l’atypique épave du Thermophylae Sierra pour ne citer que ceux-là).

galle face green place colombo - sri lanka

Le front de mer “Galle Face Green” à Colombo.

Toujours proche de Colombo, on peut citer Mount Lavinia et sa plage. En s’éloignant un peu plus, je peux évoquer Bentota et sa côte sauvage, zone également propice pour y faire de la plongée. Juste avant d’y arriver, vous pouvez faire un arrêt à l’imposant port de pêche et son marché aux poissons de Beruwela, puis faire un tour au temple local de Kande Viharaya.

En remontant bien plus au Nord, Puttalam est la destination la plus intéressante. Pas la ville en tant que telle, mais la région, car outre l’aspect historique présent avec notamment la présence d’un ancien fort hollandais (Fort Kalpitiya), c’est une péninsule abritant un lagon, bordé de dunes de sable et de plages. C’est une zone propice pour les adeptes de kite surf et il y a également des spots de plongée réputée pour son récif corallien.

Le littoral Sud

Là encore, ce ne sont pas les plages qui manquent, mais s’il y a une zone à retenir, c’est entre Galle et Matara. Bon déjà Galle fait clairement partie des incontournables au Sri Lanka. La vieille-ville délimitée par le fort est pleine de charme, le bord de mer avec son phare veillant également. Et le tout fait partie du patrimoine mondial de l’Unesco, ce n’est pas pour rien.

Vous pourrez vous prélasser sur la plage voisine d’Unawatuna, et en poussant plus loin, voir des pêcheurs traditionnels sur leur poteau aux alentours de Koggala. Avant de rejoindre Matara, principale ville du coin, je peux citer la belle plage de Midigama, mais aussi celle de Coconut Beach, également réputée pour y apercevoir des pêcheurs (ces derniers “officiant” surtout tôt le matin et éventuellement en soirée).

pecheurs traditionnels koggala beach - sri lanka

Pêcheurs traditionnels vers la plage de Koggala.

Enfin, il y a également la grande baie de Weligama qui font autant d’arrêts plage le long de cette côte formant la pointe Sud du pays. En plus animé, vous avez la plage de Mirissa. Avant de rejoindre Tissamaharama ou Kataragama, vous pourrez toujours faire un dernier stop balnéaire à Tangalle par exemple. Tissamaharama et Kataragama étant deux petites villes pouvant servir de point d’attache pour se rendre au populaire parc national de Yala. Ce parc est l’un des plus importants en terme de concentration de faune au Sri Lanka, éléphants sauvages, léopards, crocodiles, you name it.

Les montagnes du centre

Je commencerai par un autre site patrimoine mondial de l’Unesco, la réserve forestière de Sinharaja (ce qui signifie le “royaume du lion”). Cette forêt située non loin de la limite avec la province sud-est considérée comme la dernière zone viable de forêt humide primaire du pays, en faisant un refuge pour plusieurs espèces animales endémiques et riche en biodiversité.

Ensuite, si dans notre cas on passait par Ella, c’était pour prendre le train jusqu’à Nuwara Eliya, un trajet réputé pour ses paysages de montagne entre les plantations de thé. Mais en ayant plus de temps, on aurait pu aussi explorer les environs, comme se rendre à la cascade de Ravana Falls (qu’on a pu apercevoir, car cette dernière se trouve directement en bord de la route principale en se rendant vers la bourgade) mais aussi le petit pic d’Adam (en référence au “vrai” pic, plus à l’ouest d’ici).

plantations the central highlands sri lanka

Plantation de thé vers Nuwara Eliya.

Sur la zone des montagnes centrales, on pourrait définir un cercle d’environ 20 km de diamètre à partir de la petite ville d’Hatton, où se concentrent bons nombres de points d’intérêts et dont la région définie comme les Central Highlands (Hautes-Terres centrales) sont intégrés comme patrimoine mondial de l’Unesco. À commencer par Nuwara Eliya et ses plantations de thé, où nous nous étions arrêtés. Au nord de la ville, se trouve le sommet du pays, le Pidurutalagala (ou Mont Pedro pour les anglophones), culminant à plus de 2 500 m. Au coin Sud-est, il y a le parc national des plaines d’Horton, réputé pour ses randonnées natures et ses nombreuses cascades.

L’une de ces randonnées passe par la Chimmney Pool, bassin naturel au milieu des plaines et rejoint la cascade de Baker’s Falls avant de gravir le Great World’s End Drop, une falaise dominant Horton Plains. Si vous faites un petit détour, vous pourrez vous balader autour de la zone appelée “Devil’s Stair” (les “escaliers du diable”). Outre les plantations de thé, il y a plusieurs cascades comme celle de Bambarakanda Falls et Lanka Ella Waterfall. Vous avez aussi le rocher atypique de Galapita G