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Phitsanulok est une ville située à 340 km au nord de Bangkok. Avec ses 700 ans d’existence, elle possède une riche histoire et en fait certainement une étape intéressante en se dirigeant vers le nord du pays.

À l’origine, j’avais accolé au titre la notion de « guide complet ». Mais, n’étant pas trop partisan des titres usant des superlatifs, je me suis d’autant ravisé que ça faisait trop long selon les standards. Mais tout ça pour dire qu’avec toutes les visites que j’ai effectué, et si vous suivez ce programme également, on peut quand même avancer que vous aurez vu l’essentiel de la ville et donc considéré la visite de Phitsanulok comme « complète ».

Malgré la liste assez longue, notez que toutes ces visites ont été effectuées sur une seule et même journée, et dans l’ordre présenté ci-dessous. Certains sites sont en effet rapide à voir, et il n’y a pas de grandes distances entre chaque. Après cela va de soi qu’être véhiculé et indépendant rendra d’autant possible ce planning. C’est parti donc pour une bonne journée de visite à Phitsanulok !

Histoire de Phitsanulok

Avant de rentrer dans le vif du sujet, histoire de comprendre un peu ce qui caractérise Phitsanulok, je vais tâcher de vous résumer la chronologie des 700 ans de la cité. Quand je parle d’ailleurs de 700 ans, c’est surtout dans le sens d’importance historique, de ville ayant une influence, car la présence de communauté sur les bords de la rivière Nan dans cette région, est avérée depuis 2 000 à 4 000 ans.

carte de la vieille ville phitsanulok

Une carte représentant le vieux Phitsanulok et ses remparts.

  • Empire khmer (12e-13e siècle) :
      • Phitsanulok, alors un avant-poste de l’Empire Khmer, se trouve à 5 km au sud-ouest de l’actuelle ville, où se trouve actuellement le Wat Chula Manee, notre première visite du jour. En ce temps, Phitsanulok est connue sous le nom de Song Khwae, ce qui signifie deux rivières, car la rivière Khwae Noi et la Nan traversaient alors la zone habitée.
  • Royaume de Sukhothaï (1238-1438) :
      • En 1357, Phitsanulok se développe à son emplacement actuel. À cette date est fondé le principal temple de la ville, le Wat Phra Sri Rattana Mahathat.
      • En 1419, le roi Sai Lue Thai fait de Phitsanulok sa capitale du royaume de Sukhothaï, alors vassal d’Ayutthaya.
  • Royaume d’Ayutthaya (1350-1767) :
      • Entre 1463 et 1488, Phitsanulok devient cette fois la capitale du royaume d’Ayutthaya, alors en guerre avec son voisin du nord, le royaume Lanna, le roi Trailok décide de se rapprocher des frontières et superviser le conflit. C’est lui qui nomma la ville « Phitsanulok », basé sur deux noms Sanskrit « Vishnu-Loka », signifiant « le monde de Vishnu ».
      • En 1555, nais dans la cité le futur roi Naresuan, héro de la guerre contre les birmans et libérateur du Siam après 20 ans de vassalité. Mais la guerre aura laissé des traces et Phitsanulok est en ruine arrivée en 1593.
  • Royaume de Thonburi (1767-1782) :
      • En 1767, à la chute d’Ayutthaya, un moine décida de s’emparer de Phitsanulok. Son « règne » sera de courte durée, car la ville est reconquise par le nouveau souverain du royaume, Taksin, qui, depuis sa nouvelle capitale, Thonburi, œuvre à réunifier le royaume morcelé d’Ayutthaya.
      • En 1775, Phitsanulok est à nouveau au cœur de la guerre contre les Birmans. Phitsanulok est assiégé et le général du Siam, Chao Phraya Chakri réussi à tenir la ville à l’aide de son frère pendant quatre mois avant. Lorsqu’elle est finalement prise, le général Birman, admiratif, prédit au général siamois un avenir de monarque. Il ne croyait pas si bien dire, car Chao Phraya Chakri deviendra bien roi du Siam en 1782, sous le nom de Rama I, fondateur de la dynastie Chakri (aujourd’hui toujours régnante).
  • Royaume de Rattanakosin (1782 – de nos jours) :
      • En 1785, la ville est déjà mal en point mais les Birmans envahissent de nouveau Phitsanulok. La ville sera alors abandonnée pendant des décennies.
      • En 1834, Phitsanulok est repeuplé avec les habitants de Muang Phuan (l’actuel plateau de Xiang khouang, au Laos, alors vassal du Siam). Phitsanulok s’est lentement rétabli pour redevenir un centre urbain.
      • Elle devient capitale de la nouvelle province de Phitsanulok, suite aux réformes administrative effectué par le roi réformateur et modernisant le pays, Rama V (1867-1910).
      • En 1957, un important incendie détruit la majeure partie du centre historique, dont les constructions étaient essentiellement en bois.
vue aerienne phitsanulok annee 50

Vue aérienne de Phitsanulok des années 50, avec deux temples en point de repère. Crédit photo : www2.phitsanulok.go.th/province

Wat Chula Manee

C’est donc avec le temple aux origines de Phitsanulok qu’on commençait notre visite du coin. Je l’ai déjà évoqué sur le site à maintes reprises, mais les retranscriptions de nom en lettre latine changeant souvent, je marque généralement le nom tel qu’il apparaît sur Google Maps, qui me sert de référence. Je tiens toutefois à souligner qu’il est souvent orthographié Wat Chula Mani, ne serait-ce que pour faire la distinction avec le Wat Chula Manee qui se trouve non loin d’Amphawa, dans la province de Samut Songkhram.

Sur la partie ancienne du temple, on peut discerner trois parties distinctes. La première, juste après l’entrée principale, est celle présentant le moins d’intérêt, puisqu’il s’agit simplement des ruines d’anciens viharn. Il ne reste essentiellement que les bases en brique et quelques restes de murs pour l’un. Comme il y a toutefois quelques statues de bouddhas, un toit en tôle y a été installé sur les deux structures composant cette zone. Je tiens à souligner l’effort mis dans la rénovation de cet emplacement, car en regardant les images d’il y a quelques années, cela faisait peine à voir.

Derrière ces deux restes de viharn se trouvent la pièce « maîtresse » du temple, le prang de style khmer. Les restes du prang (tour principale) indique une forme assez similaire au Wat Mahathat de Lopburi, qui a probablement été construit au XIIe ou XIIIe siècle, lorsque la région était sous contrôle khmer.

Car le Wat Chula Manee est concrètement l’un des monuments de style khmer les plus septentrionaux de Thaïlande. En revanche, la tour ici accuse le poids des années, contrairement à son « homologue » de Lopburi, le prang du Wat Chula Manee est partiellement effondrée et la plupart des sculptures en stuc décorant l’édifice ont disparu. Seuls subsistent plusieurs frontons en forme de nagas, ainsi que quelques moulures décoratives autour de la base.


Enfin, la dernière partie est composée d’un petit viharn, de reconstruction moderne, mais se trouvant sur l’emplacement d’un plus ancien dont on distingue la base du mur d’origine ainsi que deux fenêtres. Ces dernières sont par ailleurs sous la forme de fentes verticales étroites, similairement au style que l’on retrouvait dans les temples khmer d’Angkor avec les fenêtres à « barreaux ». C’est un style architectural que l’on trouve couramment à la période de Sukhothaï et au début de la période d’Ayutthaya, avant d’être remplacé progressivement par des ouvertures plus large et classique dans les siècles suivant.

Ici, la construction est datée précisément au milieu du XVe siècle, puisqu’elle est relatée dans les chroniques royales de l’époque et attribuée au roi Trailok, mentionné dans mon résumé historique. C’est donc ce dernier qui, en dehors du prang originel, a construit les bâtiments composant l’ancien Wat Chula Manee. A côté de cet ensemble, on trouve également un autre bâtiment en ruine, probablement un genre de mondop, qui devait abriter une statue de Bouddha. Sur l’une des façades il reste un bas-relief en stucco tandis qu’à l’intérieur.

 

En tant que tel, je ne compte pas une « 4e partie » qui consiste en un ubosot moderne, en forme de croix, qui est situé à côté de la route devant l’autre entrée du temple. Petite particularité notable, je remarquais plusieurs troncs d’arbres avec des décorations, je n’en connais pas particulièrement la signification ici, sachant que c’est la première fois que je voyais ça. Partant du principe que vous êtes véhiculé, rien n’empêche d’aller y faire un tour, c’est une visite qui se fait vite fait, 15 min peuvent suffire. Après, si votre temps est limité, je pense que ce n’est pas une visite indispensable.

Informations

  • Horaires d’ouverture : tous les jours, 8h00-17h00 (théoriquement 24h/24, mais disons que comme pour tout temple à l’accès libre, c’est l’horaire le plus approprié)
  • Tarif : entrée libre

Musée folklorique du Sergent Major Thawee

Notre 2e arrêt du jour s’avérait être le musée folklorique du Sergent Major Thawee. C’est un musée dont l’initiative est l’oeuvre d’un particulier, ancien médecin militaire. Pendant 30 ans, il a récolté, racheté des vieux ustensiles aux habitants des environs, provoquant d’ailleurs l’incompréhension de son entourage aux débuts, ces derniers ne comprenant pas l’obsession soudaine de ce dernier pour les vieilles choses. Méticuleusement, il répertorie, répare, rénove et met en place des salles d’expositions dans la cour de sa propre maison.

Aujourd’hui, c’est devenu l’une des attractions incontournable de la ville, faisant la fierté de son initiateur, qui, si vous avez de la chance, pourriez croiser. Le musée est composé d’un ensemble de cinq bâtiments dont trois bâtiments principaux, avec chacun un thème distinct que je vous expose ci-dessous.

Premier bâtiment : ce bâtiment est dédié à une tribu de la région ayant émigré d’une région à cheval entre le Laos et le nord du Vietnam, il y a 200 ans environ. Il s’agit des Lao Song, aussi appelé Thai Song Dam. On peut y voir des photos illustrant leur mode de vie et explications sur leurs traditions. C’est aussi là que se trouve la boutique souvenir et le comptoir pour acheter les tickets d’entrées.

batiments entrees musee sergent thawee phitsanulok

À droite se trouve le bâtiment 1. À droite c’est le bâtiment 5 et en face, le 2.

Deuxième bâtiment : dans un annexe qui forme une belle maison en bois sur deux étages, on y trouve essentiellement des photos de l’époque racontant l’histoire locale de la province et notamment l’important incendie de 1957. On y découvre ainsi des images de la ville avant et après le grand incendie, d’autres des principales communautés composant la région. Il y a aussi quelques objets comme d’anciennes radios, des tickets de loterie, quelques statues de Bouddha, des maquettes d’habitations et embarcations.

Troisième bâtiment : c’est le principal composant le musée. Réparties sur deux grands étages, dans une batisse rappelant le style des années 50, on y retrouve une collection d’objets divers, dont le thème tourne essentiellement autour du mode de vie locale. Vous y trouverez ainsi des outils et équipements locaux utilisés dans le passé. La collection rassemble des produits de toutes les régions de Thaïlande et est classée selon leur utilisation. Il accorde cependant une attention particulière aux régions proches de Phisanulok, à savoir Phitchit, Nakhon Sawan, Kamphaeng Phet, Phetchabun, Tak, Sukhothai et Uttaradit.

batiment principal musee sgt thawee phitsanulok

Le bâtiment 3, le principal composant le musée.

Pour donner des exemples concrets de ce qu’on y trouve, au premier niveau de la maison, on peut y voir tout un ensemble de râpes à noix de coco en forme de lapin, des vanneries, objets en laque, une véritable reproduction d’une terrasse de maison en bambou, mais aussi d’un intérieur, incluant une cuisine de campagne. Il y a également une zone consacrée à la vie à la ferme et plus précisément aux plantations des rizières. On y voit des charrettes pour buffles, et divers outillages pour moudre le grain etc.

À l’étage, vous y verrez quelques armes, objets en bronze, poteries, outils pour le massage ou le tatouage, des instruments de musique et un dispositif montrant comment les femmes accouchaient à la maison.

Sur place, vous verrez qu’il y a aussi des bâtiments 4 et 5, l’un est, il me semble, consacré aux visites effectuées ici-même par les membres de la famille royale et l’autre, j’avoue ne plus m’en souvenir mais vu la map des lieux, c’est un petit annexe. Ce que j’en ai retenu, c’est qu’un musée de cette envergure, est quand même une belle réussite quand on sait qu’elle est majoritairement l’oeuvre d’une seule personne.

J’ai vu des musées, pourtant à l’initiative de provinces voire de l’État, être bien moins organisé et intéressant que ce musée folklorique. Il y a certes un côté fourre-tout mais il vaut quand même certainement un coup d’oeil pour s’imprégner de l’histoire de la région et avoir un aperçu de la culture Thaïlandaise dans son ensemble.

explications et plan musee sgt thawee phitsanulok

Explications et plan du musée (en haut à droite).

Notez qu’en dehors du ticket d’entrée, vous pouvez aussi aider à perpétuer la vie du musée en achetant un souvenir dans la boutique dédié près de l’entrée (premier bâtiment du coup).

Informations

  • Horaires d’ouverture : Lundi au Vendredi, de 8h30 à 16h30
  • Tarif d’entrée :
    • Thais
      • 50 ฿ par adulte
      • 20 ฿ par enfant
    • Étrangers
      • 100 ฿

Fabrique de Bouddha

Même si je n’y suis pas allé, faute de le savoir sur le moment, je vous le signale ici. À deux pas du musée, de l’autre côté de la route, se trouve une fabrique de statues de Bouddha. La fonderie, également une initiative du Sergent Thawee, permet de découvrir les différentes étapes de la fabrication de statues de Bouddha. Le processus est avant tout expliqué via des visuels car la partie ouverte au public concerne surtout le travail des finitions.

Il est de bon ton de préciser qu’en tant que tel, ce n’est pas un « musée vivant » mais bien une véritable usine, dans la mesure où les statues de Bouddha sont en demande constante en Thaïlande. Si vous êtes intéressés, ils ont ouvert un petit magasin permettant d’acheter diverses tailles de statues. Attention toutefois pour le voyage de retour, car sortir des statues de Bouddha du territoire est réglementée. Selon sa taille, vous devrez la déclarer auprès des services des exportations de l’aéroport pour avoir une autorisation officielle de l’emmener.

Informations

  • Horaires d’ouverture : tous les jours sauf les dimanches, 8h00-17h00
  • Tarif : entrée libre

Wat Aranyik

Le Wat Aranyik est l’un des temples historique et parmi les plus anciens de Phitsanulok puisqu’il a été construit à la période dite de Sukhothaï. Si aujourd’hui, le site se retrouve englobé par la ville, à l’époque de sa fondation, il était volontairement situé en périphérie de la ville, en retrait. Il s’agissait en effet d’un temple dit « de forêt », en anglais, ces temples sont simplement appelé « forest temple » donc je ne sais pas comment le traduire autrement. Mais à savoir que ce type de temple est isolé de l’urbanisation, et bien évidemment, entouré d’une forêt. Ces temples sont de se fait dédié à la méditation car plus sujet au calme.

vieux chedi wat aranyik phitsanulok

Le Wat Aranyik poussait même le concept plus loin car en plus de sa position géographique, il était aussi « physiquement » isolé par une douve l’entourant. C’est une caractéristique courante à l’époque de Sukothaï, héritage des édifices religieux khmers. C’est surtout une configuration qu’on retrouvait pour les temples important, le Wat Aranyik ayant été fondé sous patronage royale.

Si à l ‘époque il jouissait d’un relatif éloignement, il n’est pourtant qu’à moins de 2 km du fameux Wat Phra Sri Rattana Mahathat dont je parle ci-après. Il est aussi non loin d’un autre temple historique que je n’ai pas visité pour le coup, le Wat Chedi Yot Thong, qui possède aussi un vieux chedi.

Des explications qu’on peut obtenir sur les panneaux placés sur le site, le temple est daté de 1361, à une époque où règne Li Thai (ลิไทย), connu sous son nom dynastique de Maha Thammaracha I, le souverain à l’origine de la construction du Wat Phra Sri Rattana Mahathat. Une petite sculpture d’éléphant placée sur le côté semble indiquer que ce chedi devait autrefois être entouré par un ensemble d’éléphants, comme c’était le cas au Wat Chang Lom (que ce soit celui de Sukhothaï, ou celui de Si Satchanalaï).

Le principal vestige du Wat Aranyik est concrètement son ancien chedi. On distingue deux parties. D’abord une structure à base carrée, avec la particularité de combiner des briques rouges ainsi que des blocs de pierre en latérite, qu’on retrouvait justement sur les temples anciens de la période de Sukothaï. De ce qu’on en voit, elle ne possède pas encore l’architecture typique des stupas à venir, avec une forme de cloche caractéristique, car la partie supérieure, dont il manque le sommet, est de forme ronde plutôt étroite.

En dehors du chedi, force est d’admettre qu’il ne reste pas grand chose d’ancien, en dehors des ruines de l’ubosot, la salle d’ordination. Pour autant, le temple est toujours actif, donc on peut aussi y voir tout autour de la partie hors des douves, des bâtiments plus classiques constituant les temples modernes, incluant les habitations des moines, un ubosot et viharn et autres bâtiments servant à la gérance du temple.

Informations

  • Horaires d’ouverture : tous les jours, 8h00-17h00 (même remarque que pour l’horaire du Wat Chula Manee)
  • Tarif : entrée libre

Chan Royal Palace

Je regroupe sous une même dénomination ce qui forme tout un ensemble à visiter, qui formait autrefois la zone résidentielle de la famille royale du royaume de Sukhothai et se décompose aujourd’hui en plusieurs parties.

Pour la petite histoire, il s’agissait ici de l’emplacement de l’ancien Palais Royal Chan, construit par le roi Li Thai lorsqu’il déplaça sa capitale de Sukhothaï vers Phitsanulok. Pendant près de 250 ans, le Palais servit donc de résidence, d’abord aux rois du royaume de Sukhothai, puis aux vice-rois lorsqu’Ayutthaya étendait son influence.

chan royal palace phitsanulok

C’est dans ce cadre qu’il devint la résidence de Naresuan lorsque son père, le roi Maha Thammarcha d’Ayutthaya, lui avait donné le palais comme résidence du prince de l’époque. Après le règne de Naresuan, le palais perdit sa fonction de résidence royale et fût abandonné à cause des guerres successives dans la région.

Malgré une « redécouverte » des lieux en 1901 par le Prince Narisara Nuwattiwong, l’un des fils de Rama IV, le site est choisit dès 1932 pour accueillir une école, déplacée du terrain abritant le Wat Nang Phaya, temple situé à côté du Wat Phra Sri Rattana Mahathat, de l’autre côté de la rivière. Lors de travaux d’agrandissement de l’établissement scolaire, en 1992, des briques appartenant à l’ancien palais furent trouvées par les ouvriers creusant les fondations d’un nouveau bâtiment de 4 étages.

vue du palais royal chan phitsanulok

Dès lors, le site fut enregistré comme historique par le département des Beaux-Arts Thaïlandais l’année suivante et il fallut trouver un nouveau site pour l’école qui devait déménager à nouveau. Une fois fait,

Il faudra attendre 2005 pour que l’école soit déplacée et le site réaménagé. Aujourd’hui, l’ensemble du terrain qu’occupait le palais est donc un site archéologique composé des ruines du palais Chan et de plusieurs temples dont je vous parle ci-dessous.

En plus des ruines du Palais et de plusieurs temples, un bâtiment moderne abrite un musée. Autour, on peut aussi y voir deux maisons en bois sur pilotis. Elles semblaient fermées et les panneaux explicatifs n’étant qu’en thaï, je ne me suis pas attardé sur leur origine avant d’écrire cet article. Apparemment, il s’agit d’une reconstruction d’une partie du palais Chan tel qu’on pense qu’il avait l’air aux XVe et XVIe siècles.

maison en bois sur pilotis chan royal palace phitsanulok

Une des maisons sur pilotis au Chan Royal Palace.

Wat Wihan Thong Historical Site

On pense que le Wat Wihan Thong a été construit au XVe siècle en tant que temple royal, puisque ce dernier se trouve directement dans la zone du palais Chan. Si les dates exactes ne sont pas connues, et son aspect à son apogée reste inconnu, on peut avoir une idée des bâtiments qui composaient le temple grâce aux ruines du Wat Wihan Thong qui subsistent.

wat wihan thong historical site phitsanulok

Vue d’ensemble du Wat Wihan Thong.

En premier lieu, on remarque ce qui était le viharn, la salle de prière, dont les restes sont principalement une base en brique et un certain nombre de hautes colonnes en pierre. Cette salle se distingue surtout par la présence d’une grande statue de Bouddha debout, un style typique de l’ère de Sukhothaï. Si la statue actuelle est une reproduction contemporaine, la statue d’origine a été préservée et se trouve aujourd’hui au Wat Saket (« la montagne d’or ») à Bangkok.

À côté du viharn, se trouve la base et également des restes de colonnes de ce qui devait être l’ubosot, la salle d’ordination. En se basant sur la conception d’un autre temple datant de la même époque, il est probable que les colonnes, composées de blocs de latérites, ont soutenu une structure de toit en bois.

bouddha debout wat wihan thong phitsanulokstatue bouddha au wat wihan thong phitsanulokancien vihan wat wihan thong phitsanulok

Bien sûr, un temple ne serait pas « complet » sans son stupa. Situé juste derrière les deux salles, on peut voir des restes d’escaliers qui devaient mener à la chambre du chedi, qui, d’après l’architecture restante, était là encore probablement une tour dans le style khmer (prang).

Si vous allez derrière les ruines du Wat Wihan, vous pourrez voir d’autres ruines d’un temple secondaire, qui faisait aussi partie du Palais Chan, le Wat Sri Sukhot.

vue prang wat wihan thong phitsanulok

Le vieux prang semblait imposant en son temps.

ancien prang wat wihan thong historical site phitsanulok

Somdej Phra Naresuan Maharat Shrine (sanctuaire du roi Naresuan)

Ce dernier est un site à mes yeux très secondaire, puisqu’il n’y a pas, ou plutôt, plus grand chose à voir. Après je parle pour moi, car on n’a pas visité le musée adjacent, gratuit au demeurant. Mais notamment pour des raisons de timing, je préférais zapper. Du coup, l’essentiel de ce qu’on voit ici sont les ruines de l’ancienne demeure royale, qui, vu du ciel, représente une belle surface, mais à hauteur d’homme, ne représente guère que quelques briques rouges au milieu d’un jardin…

Et c’est au milieu de cet ensemble duquel trône un sanctuaire dédié au roi Naresuan, dont vous pourrez voir un nombre impressionnant de statuettes de coqs. Cette symbolique est courante auprès de personnalités historique importante. Ici, la référence est directe à un épisode de la vie de Naresuan, qui sera déterminante par la suite.

les ruines du chan royal palace phitsanulok

Les ruines du palais Chan.


sanctuaire roi naresuan chan royal palace phitsanulok

Vue d’ensemble du sanctuaire dédié à Naresuan.

Alors qu’Ayutthaya était sous la domination birmane, le prince (plus tard roi) Naresuan a été retenu captif par les Birmans à Pegu pendant plusieurs années. Un jour, il a été impliqué dans un combat de coqs avec celui d’un prince birman. Le coq de Naresuan est en sortit vainqueur. Le prince birman, humilié, a qualifié le coq de Naresuan d’ « animal esclave de guerre ».

Mais cela a rendu Naresuan déterminé à se battre pour la liberté du royaume d’Ayutthaya. C’est cet événement que commémorent toutes les figures de coq, même si ces derniers, associés à l’argent des paris qui accompagnent ces combats, amènent un lien avec la perception d’apporter la bonne fortune dans l’imaginaire collectif.

Informations

  • Horaires d’ouverture : du mardi au dimanche, 9h00-16h00
  • Tarif : entrée libre

Wat Nang Phaya et Wat Rachburana

Après un passage à l’hôtel, pour y manger car on bénéficiait d’un voucher pour se faire, on poursuivait notre journée de visites. Et avant de rejoindre le Wat Phra Sri Rattana Mahathat, où j’utilisais son large parking pour me garer, on profitait de la proximité immédiate des lieux pour jeter un œil au temple voisin, le Wat Nang Phaya. S’il ne bénéficie pas de la fréquentation importante dont peut se targuer, son homologue attenant, le temple possède une certaine notoriété historique. On suppose que ce temple a été construit sous le règne du roi Maha Thamaratcha, au milieu du XVIe siècle, pou honorer son épouse, la reine Wisutkasat (qui n’est autre que la mère du roi Naresuan le Grand).

Vous l’aurez compris, jeter un œil dans ce modeste monastère peut toujours valoir le coup tant qu’à y être. Vous bénéficierez de plus de quiétudes et la statue se trouvant dans son hall principal n’a rien à envier à celle Wat Phra Sri Rattana Mahathat puisqu’elle est en tout point similaire. Le site est notamment connu pour ses amulettes, dont on retrouva de multiples exemplaires lors de fouilles. Elles sont connues sous le nom de « Phra Nang Phaya » et sont reconnaissables à leurs formes triangulaires, leur réputation en fait l’un des cinq types d’amulettes les plus convoitées du pays.

Enfin et je ne ferais là que le mentionner car on n’y est pas allé, mais si vous êtes fan de vieux temples, je me dois de signaler la présence d’un autre temple important dans le coin. Le Wat Rachburana, aussi orthographié Wat Rajburana, est également proche, puisque simplement séparé du Wat Nang Phaya par une route.

C’est un temple du XVe siècle, probablement construit sous le règne du roi Trailok. Sa principale attraction réside dans son imposant chedi, dont une forme de cloche « classique » surplombe une structure octogonale de 9 étages. En dehors du chedi, le temple est connu pour son Ho Trai, une librairie pour écrits religieux, qui se trouve ici sur pilotis. Enfin, vous aurez les indissociables peintures murales à l’intérieur de l’ubosot (salle d’ordination), qui ont probablement été peintes sous le règne du roi Mongkut (r. 1851-1868).

chedi wat rachburana phitsanulok

Le chedi du Wat Ratchburana vue depuis la route devant le Wat Phra Sri Rattana Mahathat.

Informations

  • Horaires d’ouverture : tous les jours, 8h00-17h00
  • Tarif : entrée libre

Wat Phra Sri Rattana Mahathat

Clairement l’attraction principale de Phitsanulok, le Wat Phra Sri Rattana Mahathat, connu des locaux sous le nom plus simple de Wat Yai (« grand temple »), est l’un des plus importants du pays, car il abrite ce qui est souvent qualifié de plus belle statue de Bouddha du pays, le Phra Bouddha Chinnarat. Cette statue fut moulée en même temps que deux autres statues, toutes en bronze, qui se trouvent aujourd’hui au Wat Bowon Niwet, près de Khao San Road à Bangkok. Toutefois, l’aspect actuel du Bouddha Chinnarat viendra plus tard, car la dorure visible aujourd’hui serait l’oeuvre du roi Ekathotsarot (r. 1605-1610).

Le temple est fondé par le roi Li Thai, qui a engagé la construction, sur les rives de la rivière Nan, vers 1357. Les restes du temple d’origine sont par ailleurs toujours visibles à l’arrière des principaux bâtiments constituant le temple actuel, construits plus tard. En se garant sur le parking à l’arrière, on constatait que des fouilles avaient lieu.

fouilles au wat phra sri rattana mahathat - phitsanulok

Work in Progress.

On avait surtout vue sur l’un des principaux vestiges du temple d’origine, le Bouddha debout, appelé Phra Attharot (même si ce dernier est probablement une reconstruction récente). Devant la statue, on peut voir les restes d’une ancienne chapelle avec quelques colonnes en bloc de latérites encore debout.

En toile de fond, on aperçoit le prang au sommet doré. Pour rappel, un prang est un chedi de style khmer, similaire à celui qu’on trouve aujourd’hui au Wat Arun à Bangkok. Pour autant, ce dernier, mesurant 36 m de haut, est dans le style typique d’Ayutthaya. Cette tour, ainsi que le principal viharn (chapelle) abritant le Bouddha Chinnarat, datent du milieu du XVIIe siècle. Plus précisément, le viharn, qui est pour le coup dans le style Lanna, est l’initiative du roi Boromakot, qui fit notamment la donation de nacre pour décorer les deux portes de l’édifice en 1756.

Pour rétablir l’ordre précis de nos visites, on jetait un œil au Wat Nang Phaya voisin, évoqué dans le chapitre précédent, avant de rejoindre l’entrée principale du temple, le long de la route bordant la rivière Nan. Se faisant, j’ai pu constater l’évolution depuis mon dernier passage qui remontait à 2012. Les quais ont été aménagés, et la route est pavée, avec également l’ajout d’une piste cyclable (à voir si elle va tenir… parce qu’à Bangkok aussi ce fut le cas un temps autour du Grand Palais…).

Le tout donne une petite touche accueillante pour une zone qui peut s’avérer être fortement fréquenté, vu la réputation du temple. Dans notre cas, on peut dire « merci » au Covid, car, si c’était loin d’être désert, c’était pas non plus la grosse foule comme à ma première visite.

Contrairement à ma première découverte du temple, je me suis un peu plus attardé aux peintures murales, car parfois, on peut y repérer des scènes cocasses, comme une sorte de signature de l’artiste qui aura participé à l’élaboration de cette œuvre traversant les âges.

Après le viharn et son Bouddha, on partait explorer un peu les cloîtres, où vous verrez les classiques alignements de Bouddha. Le temple ici possède aussi une salle qui fait office de mini musée. Outre un autre Bouddha au centre, il y avait plusieurs vitrines exposant des pièces en céramique de belle facture.

Informations

  • Horaires d’ouverture : tous les jours, 6h00-21h00
  • Tarif d’entrée : 40 ฿

Centre-ville

Une fois toutes ces visites effectuées, largement concentré sur l’aspect historique de la ville, on décidait quand même d’aller en centre-ville, histoire de voir une facette plus actuelle de la ville. Mais avant ça, on jetait un oeil au canal toujours visible côté Est, un vestige des douves qui entouraient la vieille cité à son heure de gloire.

Pour la suite du programme, mon plan était de graviter autour de la gare, qui a un charme d’antan évident. Je me garais donc quelques centaines de mètres avant le rond-point de la gare, le long de la rue Aka Thotsarot, qui traverse la ville dans un axe nord-sud. On se retrouve dans une ambiance caractéristique de ville de province.

On est entouré par un bordel visuel, composé de panneaux publicitaires et de fils électriques et téléphoniques. C’est très coloré et typique dans un sens, mais après toutes ces années passées en Thaïlande, j’ai toujours eu du mal avec cette « pollution » visuelle qui rend difficile l’appréciation de l’architecture d’une ville, en dehors de ses sites historiques.

Pour relativiser, je peux toutefois citer quelques villes qui ont du charme, même si généralement limité qu’à quelques pâtés de rues. Vous avez Phuket Town, ou encore Trang et Songkhla, au sud du pays, à l’est vous avez Chanthaburi, et au nord, Lampang ou Phrae par exemple.

centre-ville phitsanulok

Ça « pique » les yeux.


rickshaw rue phitsanulok

On y retrouve toutefois des contrastes comme souvent, avec ici, un conducteur de rickshaw (l’ancêtre du tuk tuk) attendant le chaland.


gare de phitsanulok

La coquette gare de Phitsanulok.

Une fois devant la gare, on peut admirer la locomotive exposée tel un trophée, symbole d’un passée révolue, alors que ces dernières circulaient encore sur les rails thaïlandais jusqu’à la fin des années 50. Celle-ci, est un modèle fabriqué en Angleterre, datant de 1919, belle bête. Si une première gare était opérationnelle à Phitsanulok dès 1907, le bâtiment actuel date de 1945, le précédent ayant trop souffert durant la Seconde Guerre mondiale.

Dans un premier temps, on s’engageait le long de l’avenue faisant face à la gare, avec un nom évident, Naresuan Road. J’avais repéré non loin de là une petite rue perpendiculaire abritant un alignement d’anciennes maisons en bois. C’est peu mis en valeur et en tant que tel, cela semble être privatisé car un portail délimite la zone (possiblement d’anciennes habitations du personnel ferroviaire). La vue semble meilleure depuis l’autre côté de cette ruelle, car depuis le passage d’où je prenais la photo ci-dessous, ça donnait pas grand chose…

vieille rue proche gare phitsanulok

Déception…


petite rue proche gare phitsanulok

La vue semble meilleure de l’autre côté (image Google Street View)

en ville phitsanulokune rue de phitsanulok

Alors que ça faisait une petite vingtaine de minutes qu’on se baladait dans le coin, j’avais envie d’un café, et on avait tous les deux un petit creux, à 16 h de l’aprèm (bon, c’est courant en Thaïlande d’avoir faim à n’importe quelle heure ahahah !). C’est peu après un carrefour avec la presque « classique » horloge au milieu, qu’on se posait du coup dans un petit café, qui ne paye pas de mine de l’extérieure, mais s’avérait d’autant sympa que plutôt bon (après, j’avais une envie de burger, donc niveau repas thaï, on repassera).

En revanche, l’heure tournait, hors il me restait une dernière visite que je voulais effectuer pour terminer cette journée à Phitsanulok. Du coup on s’est pas éternisé et une fois repu, on revenait direct à la voiture, non sans passer devant un marché animé.

Pour résumer cet aperçu du centre-ville, à part l’ambiance de la gare, qui peut valoir le coup d’oeil, il n’y avait quand même pas grand chose à « se mettre sous la dent » (dans le sens de faire des photos sympas). Il faut dire aussi qu’on était en pleine période Covid, donc les rues étaient assez désertes et donnait une ambiance un peu particulière.

Si on n’y retournait pas cette fois-ci, je tiens à évoquer ici la possibilité de trouver plein de resto et commerces, normalement animés le soir, tout le long de la berge de la rivière Nan (en sortant de la gare, vous allez tout droit jusqu’au pont, la rue en question est celle à gauche avant de traverser le pont).

Étang aux nénuphars géants (Victoria Waterlilies)

Nous voilà à notre dernière étape du jour. On sort légèrement de la ville, sans pour autant vraiment s’éloigner, car nous sommes alors à seulement 5 km de la gare d’où nous partions. Un canal d’irrigation à 500 m de là est en gros la seule séparation entre cette zone de nature où nous nous trouvons et l’urbanisation de Phitsanulok.

À la base, il s’agit d’une propriété privée, où se trouve quelques bassins adjacent. Et depuis quelques années, son propriétaire s’est fait connaître grâce aux feuilles de nénuphars géants recouvrant ses étangs. Cette espèce, appelée Victoria amazonica, est originaire d’Amérique du Sud. Leur particularité, outre leur taille imposante, qui peut varier de 2 à 3 m de diamètre, est leur force incroyable permettant à une personne de se tenir debout en flottant sur l’eau !

Et pour les plus costaudes, elles peuvent supporter une charge jusqu’à 100 kg ! Le propriétaire accueille donc les curieux qui viennent en général par dizaine chaque jour et tente l’expérience de se poser sur une feuille, le temps de faire la pause photo. Dans notre cas, on ne s’essayait pas à cet exercice, au demeurant payant. Il demande normalement 100 bahts par personne, la visite du jardin en elle-même étant une petite donation de 10 Bahts par personne.

C’était le coucher de soleil et je préférais admirer ça que tenter la pause. Notez si vous vous laissez tenter que vous ne pourrez en tant que tel par marcher dessus comme ça brut de pomme. La structure même des feuilles est trop souple et l’eau s’infiltrerait par-dessus les rebords. Le secret pour tenir debout réside alors dans le fait de répartir le poids sur toute la surface en y ajoutant un objet rond, solide.

campagne autour victoria waterlilies phitsanulok

La campagne juste derrière la maison.


jardin victoria waterlilies phitsanulok

Un aperçu du jardin entourant la maison.

etang nenuphars geants phitsanulok

Sachant qu’en-dehors de cet aspect curiosité, les tiges des nénuphars sont récoltés et utilisés pour la cuisine. En plus des quelques arbres fruitiers entourant la maison, c’est ce qui fait vivre la famille à la base plus que l’attraction en elle-même, ouverte au public que depuis 4 ans environ.

Dernière info utile, il faut savoir que si vous pourrez accéder au jardin toute l’année, la période de juillet à février est préférable. Autrement le cadre sera moins joli et surtout, le niveau d’eau en fin de saison sèche jusqu’au retour de la pluie (en gros, d’avril à début juillet) ne sera pas suffisant pour pouvoir monter sur les feuilles.

  • Horaires d’ouverture : tous les jours, pas d’horaires spécifiques, signaler juste votre présence et vous devriez pouvoir y accéder.
  • Tarif d’entrée : 10 ฿ / 100 ฿ pour monter sur une feuille.

Où dormir à Phitsanulok

Cet article ne serait pas réellement complet sans évoquer l’hébergement. Notre choix s’était à vrai dire fait suite à un évènement lié au tourisme domestique. On avait à ce moment acheté un voucher pour cet hôtel, bénéficiant ainsi d’un tarif préférentiel. Et cet hôtel, c’est le Shinnabhura Historic Boutique Hotel, presque une attraction en elle-même tant se dernier est décoré avec goût.

Shinnabhura Historic Boutique Hotel

Budget : à partir de 71 €

Situé à seulement 3 km du centre-ville, le Shinnabhura Historic Boutique Hotel est un bel établissement, sorte de mini village / musée. Il intègre dans son architecture des éléments propre à la culture locale, et se compose d’un hôtel, d’un mini marché, café, restaurant, d’une zone privative avec villa en bois, et les bâtiments principaux. L’accueil fait très bonne impression avec ses escaliers décorés menant à une grande salle arborant des costumes d’époques. Les chambres en elles-mêmes, plutôt spacieuse, avec un design proportionnellement sobre comparé au reste de l’extérieure. Si vous êtes véhiculé, ce sera plus simple pour y accéder et vous aurez évidemment un parking.

Se rendre à Phitsanulok

J’évoque ici les modes de transports pour accéder à Uthai Thani :

Et cette rubrique explique en partie pourquoi la ville et sa province reste peu visitée. Uthai Thani n’est pas située directement le long de la highway menant au nord du pays. C’est petit donc pas d’aéroport à proximité ni de ligne de train.

Le bus : depuis la station de bus Mo Chit, situé au nord de Bangkok, vous aurez des départs de bus se rendant vers Uthai Thani. Comptez 3h de trajet.
En voiture : si vous louez une voiture, comptez 2h30 de route mini pour rejoindre la province d’Uthai Thani depuis Bangkok. Rejoignez l’autoroute qui passe par devant l’aéroport de Don Muang et poursuivez sur la route 32 en direction d’Ayutthaya puis Nakhon Sawan. Uthai Thani sera indiqué vers la gauche à un moment.

Concernant cette dernière option, je vous conseille de lire mon article sur la conduite en Thaïlande.

Petite info supplémentaire, la ville importante la plus proche est Nakhon Sawan, située à 45 km au nord d’Uthai Thani. Il pourrait donc y avoir plus de choix d’horaires en se rendant d’abord à Nakhon Sawan et rejoindre Uthai Thani via un bus local (1h30 de trajet). D’autant que pour rejoindre Nakhon Sawan, vous avez la possibilité de prendre le train.

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Lorsque je découvrais la Thailande en 2006, je ne m'attendais certainement pas à y poser mes valises 2 ans plus tard ! Depuis, je suis basé à Bangkok et je voyage régulièrement à travers toute l'Asie. Je partage mes récits, photos, conseils sur la vie d'expatrié en Thailande et sur les pays d'Asie, pour ceux qui veulent découvrir le pays du sourire, qui cherchent un peu d'aventure et ceux qui rêvent d'Asie (ou ceux qui veulent rêver tout court ;-)

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