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Dans le cadre de mes sorties habituelles hors de la Thaïlande, la période coïncidait avec la miss ayant du temps libre. Jitima a donc proposé de se faire une visite ensemble tant qu’à faire. Concernant le choix, comme on avait pris cette décision de manière impromptue et que mon budget était assez limité, on cherchait une destination abordable, et facile à organiser pour un voyage relativement court.

Ayant déjà visité Taïwan à deux reprises dans le cadre de son travail et l’appréciant, c’est tout naturellement que Jitima a proposé cette île située au large de la province du Fujian en Chine continentale. C’est en effet une bonne candidate, car même si elle fait plus de 300 km de long, Taïwan offre la possibilité d’avoir un bon aperçu de ses attraits même en peu de temps.

Ensuite, c’est pas excessivement loin (5h d’avion depuis Bangkok), et la vie sur place d’après Jitima reste bon marché. Enfin, de par sa connaissance préalable de l’île, elle a également pu organiser notre voyage plus rapidement. Le choix était donc fait et c’était parti pour une semaine de découverte, une première pour moi à Taïwan.

Au pays de ROC

Et oui, The ROC (certains auront la ref. du jeu de mots), c’est l’acronyme officiel de l’île puisque le nom anglais de Taïwan est « Republic of China ». La République de Chine, est considérée par certains pays de l’ONU comme était un pays insulaire à part entière, tandis que d’autres, émettent des réserves sur son statut, au moins de manière officielle, afin de ne pas froisser « l’autre Chine », la RPC (pour République populaire de Chine), qui ne cesse de clamer ce territoire comme lui appartenant de facto.

reproduction bureau Tchang Kaï-chek memorial Taipei

Reproduction du bureau de l’ancien dirigeant au Memorial de Tchang Kaï-chek à Taipei.

Si je devais résumer l’histoire brièvement, Taïwan était anciennement connue sous le nom de Formose (dérivé de Formosa, l’île merveilleuse). C’était le terme utilisé pour désigner l’île à la période colonialiste des Portugais puis des Néerlandais au XVI et XVIIe siècle. Par la suite, elle est devenue le refuge du Kuomintang, un parti politique créé en 1912, qui s’est opposé au régime communiste de Mao en Chine par un conflit armé jusqu’en 1949.

Sous le régime autoritaire de Tchang Kaï-chek, Taïwan a paradoxalement été gouvernée d’une main de fer et a connu une véritable dictature. Cependant, après la mort de ce dernier en 1975 et surtout à la fin des années 1980, des réformes politiques ont été mises en place, ouvrant la voie à la démocratie.

Ces réformes ont conduit à une libération de la parole et à une évolution progressive du régime vers un système politique démocratique. Aujourd’hui, Taïwan est reconnue comme une démocratie florissante avec une économie dynamique et une société ouverte.

L’accueil à Taïwan

Pour commencer cette section, j’ai une anecdote qui démarre dès notre arrivée l’aéroport. En effet, qu’elle n’est pas ma surprise de voir un groupe de 4 personnes avec la fameuse tenue de « dinosaure » qui attendait, panneau à la main, la venue d’une amie de retour au pays. Ça annonce « la couleur » et je me dis, ça va, ils ont l’air plutôt détendus par ici !

Globalement, je peux faire la même remarque que pour la Corée du Sud, à savoir que ce n’est pas évident de juger l’accueil sur un temps aussi court. Ce que j’en retire, c’est que l’anglais est généralement bien compris, donc la communication était assez facile. Les restaurants ont souvent un menu sous-titré en alphabet latin, sachant quand même qu’on est essentiellement resté dans des zones urbaines ou touristiques à minima.

Les gens sont assez accueillants et l’ambiance ressentie donnait une impression de pays qui semble en phase avec soit, un pays où la liberté prédomine, on s’y sent à l’aise, avec des habitants plutôt détendus et souriant, plus à vrai dire que ce à quoi que je m’attendais (et oui, encore une fois, j’ai écris la même chose en parlant de la Corée du Sud).

J’ai encore deux anecdotes à partager pour illustrer ce paragraphe. La première, assez brève et anodine en soit, c’est alors que je prenais en photo l’intérieur d’un café situé le long de la fameuse rue commerçante de Dihua. Remarquant une peinture murale, j’y vais de ma petite photo, sans trop me soucier des clients. Je fais une première photo, ok, je regarde ce que ça donne, et y retourne pour une 2e, c’est alors que deux clientes me regardent, amusées, puis prennent carrément la pause.

cafe avec peinture murale dihua street taipei

Cheese !

La dernière anecdote, c’est lors de notre visite de l’ancienne usine de production de liqueurs (principalement du saké, car elle a été construite par les Japonais en 1914), transformée en espace créatif en 2007, Huashan 1914 Creative Park. On y trouve notamment quelques boutiques où l’on peut acheter des produits tournant autour de l’artisanat.

Dans l’une de ces boutiques, on flash sur des genres d’origami en 3D, sorte de sculpture en papier dont on doit découper et assembler les morceaux en les collants. Alors qu’on faisait notre choix, une dame d’un certain âge vient nous aborder, tout sourire. Bien que ne parlant pas anglais pour le coup, elle a tenté de nous conseiller, et lorsqu’on a remarqué les masques en papier, elle nous a encouragés à les essayer. Pleine d’enthousiasme, elle a spontanément proposé de nous prendre en photo avec les masques sur nos têtes.

À ce moment-là, on s’est demandé qui s’amusait le plus : nous avec nos masques ou la vendeuse qui nous a pris en photo en nous faisant prendre différentes poses. Ces expériences démontrent l’accueil chaleureux et la convivialité possible des Taïwanais, qui se sont montrés ouverts, plutôt amicaux et prêts à partager des moments simples avec des étrangers.

La cuisine taïwanaise

Évidemment, on touche à un sujet personnel, où tout est question de goût. En l’occurrence pour moi, je ne suis pas un grand fan de la cuisine chinoise dans le sens large. Elle est certes très variée donc je suis loin d’avoir tout testé, mais jusqu’à présent, rare sont les plats chinois qui m’ont réellement emballé et Taïwan n’a malheureusement pas réussi à me faire changer d’avis.

Il faut dire que le premier plat testé, un genre de bouillon avec des nouilles type « udon », n’avait pas vraiment de goût et ne me mettait pas en confiance pour la suite…

premier plat nouille testé taiwan

Je serais toutefois satisfait avec quelques bons plats de street food, comme ce monsieur préparant des genres de pancake ou « roti » salé (référence aux genre de crêpe thaïlandaise), qu’on appelle « Dan Bing », ou encore ces petites boules de viande ou poisson en brochette, trempées dans une sauce piquante, ça, ça me convenait très bien.

On a d’ailleurs mangé à plusieurs reprises dans les marchés de nuits, nombreux à Taipei, dont l’un était simplement la rue juste devant notre hôtel, donc on a donné niveau street food.

On a aussi testé des restaus locaux comme lors de notre sortie le long de côte nord. Alors qu’on était au village de Nanya pour faire le petit trek avec la vue, on voulait manger un bout, mais peu de choix notamment, parce que les horaires pour manger n’étaient pas avant 11h…

Du coup, on atterrissait chez une petite mamie qui finissait de préparer et nous invitait à venir. On a mangé des nouilles, plats qui reviennent souvent à Taïwan, avec des genres de beignets de poissons, ben franchement pas mal.

L’autre style typique sur l’île, ce sont les genres de « food court », mais au lieu d’un système façon « hawker centres » de Singapour ou ceux de Thaïlande, il ne s’agit pas d’un regroupement de plusieurs restaurants avec divers plats à votre disposition mais plutôt divers plats proposés au sein d’un même établissement.

En somme, c’est une sorte de buffet où l’on peut sélectionner ce qu’on veut manger, mais pas sous forme de forfait sans limite, on paye concrètement ce qu’on mange, mais ça revient vraiment pas cher.

restaurant buffet taipei

Restaurant type « food court ».

Autre type de buffet, plus classique car aussi très populaire en Thaïlande, les « hot pot ». Dans ce concept, on a un pot où l’on peut choisir deux types de sauces différentes, dans lesquels on peut faire cuire tout un large choix de viandes, poissons et légumes.

Dans mon cas, l’expérience a été bof, car malgré mes commandes, j’avais la moitié de ce que j’avais demandé qui arrivait à la table… Heureusement qu’il y avait d’autres mets disponibles sur une zone dédiée, sans avoir besoin de commander.

buffet hot pot taipei taiwan

Hot Pot style.

Enfin dernière expérience culinaire qu’on a également testé, c’est le 7-11 (prononcé à l’Anglaise, seven eleven), ces fameux magasins de proximité qu’on retrouve à gogo au pays du sourire, sont assez communs également à Taïwan.

Mais si en Thaïlande ce n’est pas vraiment aménagé pour y manger sur place (il y a parfois un genre de bar avec tabourets, mais guère plus), c’est courant ici d’avoir un espace dédié avec des tables et des chaises. Or, dans le quartier où nous étions les derniers soirs à Taipei, on était limité du fait des horaires des restaurants.

Comme ce soir-là, on a eu faim tardivement, et que la miss voulait de toute façon faire deux trois courses, ben on en a profité pour tester leur concept. Pour accompagner ce léger repas, je prenais une petite bière, en me faisant la réflexion que c’est agréable sur le principe de ne pas avoir de restriction sur les horaires de vente comme en Thaïlande, parfois franchement contraignante (et d’une efficacité douteuse).

diner au 7-11 taipei taiwan

Avec la petite bière qui va bien au 7-11.

7 jours à Taïwan : notre itinéraire

Comme évoqué plus haut, il faut savoir que c’est effectivement madame qui établit au préalable notre planning des journées. On regarde ça ensuite ensemble, avec des ajustements afin d’optimiser et respecter nos envies respectives.

Arrivant en milieu d’après-midi le premier jour, on avait plutôt 6,5 jours qu’une semaine complète. Avec cette durée, l’essentiel de notre séjour tournait donc autour de Taipei, sa capitale et point d’arrivée.

Voici comment on a découpé nos journées à Taïwan :

  1. Arrivée à Taipei – Familiarisation avec notre quartier, où se trouve le marché de nuit de Rahoe Street + visite de Longshan Temple
  2. Taipei – Taipei 101 + Dihua Street
  3. Taipei – Huashan 1914 Creative Park + Chiang Kai-shek Memorial Hall
  4. New Taipei – Tamsui district
  5. New Taipei – Côte nord (Bitou + Jiufen)
  6. New Taipei – Pingxi district (montagne autour de Shifen)
  7. Taipei – Beitou district

L’avantage de ce programme étant qu’on n’a pas perdu de temps en transport puisqu’on a tout visité depuis Taipei. Sur la première moitié, on a tout fait en utilisant les transports en communs (essentiellement en métro, pratique, et un peu en bus et seulement deux trajets en taxi).

Pour détailler un peu, on arrivait à l’aéroport vers midi. À la base, on estimait que ça nous laisserait une fin d’après-midi pour visiter un peu, mais on n’avait volontairement pas prévu grand-chose. Et on a bien fait, car au final, le temps d’acheter une carte SIM, faire la queue, assez longue, pour passer l’immigration et faire le trajet depuis l’aéroport jusqu’à notre hôtel, on posait nos valises dans notre chambre qu’à 16h !

achat carte sim aeroport taipei taiwan

1er jour : On commençait du coup par une visite d’un classique de Taipei, le temple bouddhiste et taoïste de Longshan. L’avantage, c’est qu’il ferme tard, par conséquent, on avait un peu de temps devant nous pour nous familiariser avec notre quartier, qui fait partie du district de Songshan. Outre Rahoe Street, la rue de notre hôtel où s’active un marché de nuit entre 17h et 23h, il y a un temple assez réputé, juste au bout de cette dernière, le Songshan Ciyou Temple. Une fois la visite de Longshan terminé, on se rendant dans un autre marché de nuit non loin de là (Taipei regorge de ces rues animées le soir), Huaxi Street Night Market.

2e jour : on centrait nos visites autour de la fameuse grande tour de 508 m, Taipei 101 (parce que 101 étages), qui a été quelques années la plus haute tour du monde. Par la suite, on changeait de zone pour se rendre autour de Dihua Street, une rue commerçante avec pas mal de cafés, restaurants et boutiques en tout genre. À la base, on prévoyait de terminer cette journée à la maison historique de Lin An Tai. On arrivait donc dans les parages via le métro au Yuanshan Park. Le problème, c’est que de là, il faut marcher environ 1 km pour arriver à la maison, qui ferme à 17h… Trop tard, mais pas grave, car le parc est agréable et y’avait un marché où on y a traîné. On a même eu le temps de se rendre avant la tombée de la nuit au quartier de Ximending, sorte de « Siam Square » de Taïwan. On terminait la journée finalement à côté d’une autre maison historique de la ville, The Red House.

3e jour : on a démarré au parc créatif de Huashan 1914, c’était la demande de Jitima, qui en général, aime bien voir des lieux liés à l’art (pour ceux qui ne le savent pas, madame enseigne le graphisme et dessine, voir son instagram). On restait dans les parages en se rendant ensuite au tout nouveau « Rongjin Gorgeous Time« , une allée commerçante avec restaurants et cafés reprenant le style architectural japonais, car construit sur le site d’une ancienne prison datant de la période coloniale japonaise justement. Se faisant, on pouvait rejoindre à pied la principale attraction du jour, l’imposant mémorial de Tchang Kaï-chek. Pour la fin de journée, je proposais de nous rendre au parc non loin de là, appelé Daan Forest Park, connu notamment pour son étang hébergeant de nombreux oiseaux.

4e jour : à l’origine, on prévoyait ce jour de visiter Tamsui et la rive en face, appelée Bali. Si on a bien vadrouillé à Tamsui, quartier sympa situé en bord de mer et faisant partie de New Taipei, on laissait tomber Bali après avoir vu l’énorme queue pour prendre le petit ferry traversant la rivière. Au moins, ça nous laissait du temps pour visiter autre chose, et même si le timing s’est avéré juste, on a pu visiter cette fois la maison historique de Lin An Tai.

5e jour : histoire de voir autre chose que de la ville, on décidait de partir un peu explorer la côte au nord de l’île. La région fait toujours partie du Nouveau Tapei, qui, outre la ville adjacente à Taipei, englobe en fait toute la pointe nord de l’île (sauf Taipei même et la municipalité de Keelung). Ce fut l’occasion de voir la côte sauvage, avec le petit trek de Nanzilin, la golden waterfall et surtout la promenade autour du cap de Bitou. Pour compléter, on se rendait en fin d’après-midi à Juifen, une ancienne petite ville minière qui a vu sa popularité exploser grâce à un film « The City of Sadness » (La Cité des douleurs en VF).

6e jour : 2e journée hors de la ville, mais après la côte, on s’enfonçait cette fois dans les montagnes, toujours dans cette région nord-est, qui fait partie de New Tapei. Notre premier arrêt était à Shifen, connu pour ses lanternes et ses cascades. Pour le reste de la journée, on le passait à Houtong Cat Village, une ancienne cité minière aujourd’hui connue pour abriter une population de chats bien supérieur au nombre d’habitants.

7e jour : pour cette dernière journée, il nous restait à visiter Beitou. Situé à mi-chemin entre Taipei et Tamsui, c’est une localité nichée au pied des montagnes, réputée pour ses sources d’eau chaude. Avec le temps qu’il nous restait, on revenait en centre-ville alors que Jitima voulait revenir à Bopiliao Historical Block, un petit bout de quartier historique présentant une architecture traditionnelle du XVIIIe siècle, ainsi qu’un centre éducatif, non loin du temple de Longshan.

Pas besoin de visa, pour un passeport français et il est possible d’y séjourner jusqu’à 90 jours, classe. Pas de visa non plus pour les ressortissants Thaïlandais mais limité à 14 jours seulement.

Voir toutes les infos sur le site du bureau des affaires consulaires

Budget pour une semaine à Taïwan

En établissant mon fameux diagramme du budget, je me suis rendu compte que finalement, ce séjour à Taïwan revenait à des tarifs similaires à nos précédents voyages effectués respectivement en Corée du Sud et au Japon. Au premier abord, on ne ne peux pas vraiment dire que c’est un pays si bon marché, mais en détaillant le budget, cette impression est un peu trompeuse.

Déjà la façon de voyager va évidemment influer ce budget, mais il faut aussi tenir compte de la période. Dans notre cas, et d’où l’importance de regarder les dates avant (voir ici les jours fériés à Taïwan), on tombait sur une période de vacances assez populaire, avec des hôtels plus chers que la normale (d’où la nécessité les premiers jours de nous éloigner du centre-ville). Début avril, il y a en effet la combinaison de la journée des enfants (Children’s Day) et le festival de Qing Ming. Ce serait comme venir pendant la période de Songkran en Thaïlande.

Budget sur place : 32 028 ฿ (865 €) soit 4 575 ฿ (123 €) / jour pour 2, dans la même veine comme je le disais au budget du Japon et celui de la Corée du Sud. La différence réelle tient à deux choses.

Déjà, concrètement, la bouffe nous est revenue à 10 % moins chère qu’en Corée du Sud, pour autant, si vous faites le calcul, ça revient à 25 € par jour et par personne, autant dire qu’on ne se privait pas. Le fait est qu’en voyage, on va avoir tendance à grignoter souvent, ne serait-ce que pour tester plein de choses différentes. Sans compter les pause-café et les gourmandises de ci, de là, ça peut vite s’accumuler.

Le budget transport peut aussi être réduit, car dans notre cas, je suis particulièrement attaché au côté indépendant, j’ai donc tenu à louer une voiture pour notre partie exploration du nord de l’île. Ces 3 jours de location comptent pour 5 940 ฿, soit les deux tiers du budget transport. À cela, s’ajoutent en plus l’essence et le parking la nuit car l’hôtel où on était n’en avait pas…

notre voiture de location honda city taiwan

Notre titine à Taiwan (Honda City blanche).

On envisageait au début de le faire en train, ce qui est possible vu le réseau ferré dans la région, mais cela me frustre de par le côté aller d’un point A au point B, inhérent aux stations, empêchant tout arrêt intermédiaire et surtout, une liberté en termes d’horaires.

Concernant l’hébergement, on a réglé 14 780 ฿ pour 7 nuits, payées à l’avance puisque nul besoin de s’embêter à chercher sur place pour ce genre de petit trip. Cela fait donc un budget de 46 808 ฿.

Budget Total : 46 808฿ (1 265 €) soit à peu près 90 € par jour et par personne.

À cela, il faut ajouter nos billets d’avion, dont on avait un tarif très raisonnable grâce à Air Asia. Le vol Bangkok – Taipei, nous a coûté 18 108 ฿ à 2 (soit 244 € par personne) l’aller-retour, c’est le même prix qu’on avait payé pour se rendre à Séoul, pourtant situé 1 500 km plus loin.

vol air asia bangkok don muang airport

Prêt au décollage !

Lors du précédent article, je mettais la remarque suivante :

« après ces 2 voyages consécutifs [Japon et Corée donc] aux budgets assez conséquents (Surtout pour nous car on n’a pas les mêmes salaires proportionnel à l’Europe !), je pense qu’on devrait se calmer un peu la prochaine fois 😉 »

Ben c’est loupé… Mais comme je l’ai dit, ça s’est fait sur un coup de tête, c’est jamais bon pour planifier un budget correctement.

Il faut voir aussi qu’encore une fois, le budget souvenir n’est pas négligeable, avec 8 883 ฿ (240 €), ce qui représente tout de même 20 %, une dépense qui n’est pas indispensable en soit et peu facilement être réduite.

Dans le budget nourriture + boissons, il y a pratiquement eu chaque jour un stop pour une glace, une gaufre ou autre snack, avec également nos cafés et parfois une boisson alcoolisée le soir, ce qui faisait déjà, un « surcoût » journalier d’environ 15 €, environ 1/3 du budget bouffe total, qui peut être évité si vous avez un budget plus serré.

Le plus gros repas s’avéra le fameux Hot Pot auquel Jitima tenait puisque ça revenait à 54 € (27€ par personne). Les grignotages étaient, outre nos envies de tester, liés au fait qu’on mangeait jamais à heure fixe, tantôt un brunch, tantôt un demi-repas faute de temps, ce qui fait qu’on se retrouvait à avoir faim souvent…

Niveau transport, on a eu un taxi qui nous a coûté plus cher que prévu à cause d’un malentendu sur le restaurant où on voulait aller, ça nous a rallongé de genre 120 NT$ (3 €). On aurait pu aussi économiser le ferry pour Bali, qu’on venait juste de payer, avant de se rendre compte de la longueur de la queue et laisser tomber. Après je chipote vraiment, car le ferry nous a coûté 136 NT$, soit même pas 4 €…

Taux de change : Pour nous le calcul était assez simple, avec un taux à 1,1 baht = 1 nouveau dollar taïwanais. Si techniquement, il fallait ajouter 10% au tarif taïwanais pour avoir le coût réel en baht, pour faire plus simple, on arrondissait au 1 pour 1, donc les tarifs affichés correspondaient en gros à nos tarifs en bahts. Si le code monétaire est TWD, vous verrez généralement les prix affichés avec le symbole NT$ ou même juste le sigle $. En euro, le taux est du coup similaire au change euro-bahts si vous y êtes familier, avec environ 1 € pour 33 NT$. Le plus simple reste d’arrondir par 30, donc quelque chose à 1 000 NT$ équivaut en gros à 30 €.

Quelques repères :

  • Une petite bouteille d’eau de 33 cl coûte en moyenne 18 NT$ (0,5 €)
  • Un repas coûte en moyenne 230 NT$ par personne (6 €)
  • Métro : un trajet moyen revient à 22 NT$ (0,6 €)
  • Prix moyen pour les visites : gratuit

Je précise concernant ce dernier point que dans notre cas, on a effectué une seule visite payante, c’était le Fort San Domingo à Tamsui, à 80 NT$ par personne (à peine 2 €). Tout le reste, temples, sites naturels, musées, étaient gratuits. C’est d’autant agréable qu’en Thaïlande, je suis parfois exaspéré de toujours tout le temps devoir payer, qui plus est encore plus pour un étranger.

Où loger à Taipei

Comme évoqué plus haut, on a testé deux endroits différents car les tarifs lors de nos premiers jours étaient nettement plus haut donc rendait impossible de loger en centre-ville. Du coup on a regardé sur AirBnb et on tombait sur cette chambre. Sauf qu’au final, en cherchant notre chambre, on s’est aperçu par hasard que c’est en fait une extension un peu caché, d’un hôtel situé quelques étages plus haut dans le même immeuble, le Step INN (森浩文旅), qui a aussi des chambres triples et quadruples sur Agoda et Booking.

Pour la fin du séjour, on cherchait à se centrer autour de la Taipei Main Station, la gare centrale où passe plusieurs lignes de métro et le train menant à l’aéroport.

YI SU HOTEL

Note : 8,1/10

Budget : à partir de 60€

Situé à 500 m de la gare pour se rendre à l’aéroport, 1 km de Taipei Main Station, 500 m de Dihua Street et 350 m d’un marché de nuit (Ningxia), c’est plutôt pas mal comme emplacement. L’hôtel est assez simple, l’accueil est à l’étage, assez petit, tout comme les chambres, mais c’est moderne, propre et dans un quartier calme le soir.

Se déplacer à Taïwan

Aux premiers abords, le réseau de métro de Taipei peut sembler faible, avec seulement 5 lignes parcourant la ville. Toutefois, leur agencement fait qu’il n’y a pratiquement pas besoin de prendre un autre transport pour visiter l’essentiel de la ville.

Son principal défaut étant un manque de liaison nord-sud sur la partie Est (où nous séjournions au début), où dans ce cas, il sera plus rapide de prendre un bus ou taxi direct plutôt que de faire le détour en métro.

Dès le départ, on avait pris une carte rechargeable Easy Card, facile à recharger aux bornes qu’on trouve à toutes les stations. Pratique, ça évite de chercher de la monnaie et on peut payer autant le métro que les bus.

machine ticket train taipei

Les tarifs sont en fonction de la distance parcourue, en gros, comptez en moyenne 30 NT$ (0,9 €) par trajet. C’est globalement facile de s’y retrouver. Il y a parfois de longue marche à effectuer entre deux stations si vous changez de ligne mais pas grand chose à en redire, c’est globalement bien foutu.

Toutes les infos sur le métro sur ce site officiel (en anglais) : https://english.metro.taipei/default.aspx

Je vous mets sinon directement un carte du réseau de métro ci-dessous :

carte metro-taipei-taiwan

Carte du métro de Taipei.

En-dehors du métro, il y a aussi tout un réseau de bus, qu’on a jamais eu à prendre, car sur les quelques trajets en transversale nécessaire, on avait pris le taxi direct dans ce cas, notamment parce que les horaires des bus étaient pour le coup limité.

La prise en charge est à 80 NT$ (2,3 €) puis c’est 25 NT$ (0,7 €) par kilomètre. Un trajet de 3 km revient donc à 155 NT$ (4,5 €), plutôt raisonnable pour une grande ville. En cas de bouchon, le temps d’attente est facturé sur la base de 300 NT$ par heure (9 €).

taxi jaune taipei taiwan

Un taxi jaune de Taipei.

S’il fait beau, vous avez aussi la possibilité de louer à l’heure les vélos qu’on trouve un peu partout. Ces vélos jaunes, appelés « Youbike », sont disponibles à 35 NT$ (1 €) de l’heure. Pour nos visites, on a peu eu besoin, car on préférait simplement marcher entre deux zones si ce n’était pas trop distant.

Pour les trajets hors de la ville, comme évoqué plus haut, on a choisit la facilité en louant une voiture, toutefois, il y a un réseau de voie ferrée assez conséquent. Il est donc possible de visiter même les petits villages des montagnes par ce moyen de transport.

Pour réserver votre train, vous avez le site officiel (en anglais), qui propose aussi des pass de 2 à 5 jours en plus des trajets classique au coup par coup.

Taïwan en photos

Une petite galerie photo pour donner un aperçu de ce voyage 😊

Alors, Taïwan, ça vous inspire ?

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Lorsque je découvrais la Thailande en 2006, je ne m'attendais certainement pas à y poser mes valises 2 ans plus tard ! Depuis, je suis basé à Bangkok et je voyage régulièrement à travers toute l'Asie. Je partage mes récits, photos, conseils sur la vie d'expatrié en Thailande et sur les pays d'Asie, pour ceux qui veulent découvrir le pays du sourire, qui cherchent un peu d'aventure et ceux qui rêvent d'Asie (ou ceux qui veulent rêver tout court ;-)

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