Visiter Kyoto en 3-4 jours, mes incontournables

Visiter Kyoto en 3-4 jours, mes incontournables

Pour un premier séjour au Japon, il nous apparaissait évident pour nous de nous intéresser à Kyoto et ses environs d’abord, plutôt que Tokyo. Si je vous dis Arashiyama et sa forêt de bambous, les Torii de Fushimi Inari, le quartier des Geishas ? Tout ça sont des images classiques qu’on peut s’imaginer du Japon et tout ça, c’est à Kyoto.

Tout ça et bien d’autres choses évidemment, Kyoto étant l’ancienne capitale (cité impériale de 794 à 1868, excusez du peu !), elle est riche en histoire et possède de nombreux temples, parcs, jardin et est entouré par des montagnes.

Kyoto est souvent comparé à un véritable musée grandeur nature, une des raisons étant que la ville, de moindre importance, a été épargnée par les bombardements de la seconde guerre mondiale et possède donc bon nombre de bâtiments ancien d’origine (ou reconstruit suite à des incendies, mais ancien quand même).

une rue sympa a kyoto

Un cadre idyllique, en tout cas sur le papier, qu’on était très excité à l’idée de découvrir, malgré le budget important.

Notre séjour s’est découpé en plusieurs parties, mais combiné ensemble, cela représente 3,5 jours sur place. Cet article devrait donc vous donner une idée de ce qu’il est possible de visiter à Kyoto si vous disposez de 3-4 jours, car évidemment, vous pourriez y passer une semaine entière que cela ne suffirait pas…

Que voir et que faire à Kyoto

Et 3-4 jours, croyez moi, c’est très court. Kyoto, c’est quand même des milliers de temples et sanctuaires (elle fait mieux que Bangkok et ses quelque 500 temples !), beaucoup de jardins, des musées et pourtant sur une surface pas si grande.

C’est presque une ville à « taille humaine » à mes yeux si on la compare à Bangkok, car Kyoto est 2 fois plus petite que cette dernière et compte « seulement » 1,5 million d’habitants, donc une concentration moins importante.

C’est aussi une ville très orientée vélos (et de manière générale, ça a l’air général au Japon), beaucoup circulent avec leur bicyclette accueillant aisément leur(s) bambin(s).

Les visites à Kyoto : Jour 1

On débarque tout juste d’Osaka le matin même et il nous faut un certain temps pour prendre nos marques le premier jour. Notamment dans l’utilisation des machines pour le train et métro. Après avoir dû se rendre au sud de la ville pour faire les démarches afin de pouvoir conduire au Japon pour plus tard et afin de se simplifier la vie, on commençait par l’endroit à visiter le plus proche de notre hôtel, à seulement 1 station de là.

Château de Nijō-Jo

Ce château situé en plein coeur de la cité a été construite en 1603 jusqu’en 1626, alors que démarrait le shogunat de Tokugawa. Un shogunat pourrait se résumer à un gouvernement féodal basé sur les militaires, supplantant le pouvoir de l’empereur.

Les Tokugawa sont à l’origine de Tokyo puisqu’ils ont fait d’Edo, un petit village de pêcheurs en bord de mer leur base militaire puis leur capitale. Une famille très influente donc qui construisit Nijo-jo comme une résidence à Kyoto.

Nijo-jo est un ensemble de 2 palais entourés chacun d’une muraille et d’une douve. Le tout couvre une surface de 27 hectares et est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1994. Son histoire a été marqué par des dates importantes, puisque c’est au palais qu’a été officiellement rendu le pouvoir à l’autorité impériale, mettant fin au shogunat. Un an plus tard, en 1868, débutait la restauration Meiji.

Arrivé en métro direct depuis notre hôtel, c’est par l’entrée principale à l’est qu’on s’engouffrait dans le complexe. Je déposais dans une tente à l’accueil mon sac pour éviter de me le trimbaler durant la visite (300 ¥).

chateau nijo-jo kyoto - japon

C’est parti pour notre première visite à Kyoto !

chateau nijo-jo kyoto - japon

Nous ne sommes pas vraiment surpris, mais il y a du monde, beaucoup d’étudiants en sortie scolaire notamment. On commence avec la visite du grand palais Ninamoru, qui couvre une surface de 3 300 m². On se déchausse à l’entrée et on nous informe que les photos sont interdites à l’intérieur. Soit.

Construit principalement en bois de cyprès, on parcourt un dédale de couloirs sur un sol qui semble « flottant ».

Le parquet est à vrai dire particulier, en marchant, cela produit comme un petit piaillement d’oiseau. L’ensemble des vibrations des visiteurs passant donne l’impression d’un parquet « chantant ». On défile devant les pièces, couvertes de tatamis avec les peintures murales en toile de fond, décorées de pins, de tigres, symboles qui servaient à impressionner les visiteurs (il n’y a jamais eu de tigres au Japon).

L’ensemble donne un côté un peu « vide », tout en sobriété. On fait le tour et ressortons. On passe alors aux jardins entourant le palais et nous dirigons vers le palais intérieur de Honmaru, qui est une reconstruction plus récente, l’original ayant été détruit lors d’un incendie qui ravagea Kyoto en 1788.

C’est aussi le cas d’une pagode de 5 étages, dont il ne reste que la base sur le coin sud-ouest des remparts. Aujourd’hui ça sert de point de vue sur le jardin et le palais Honmaru. Avant de revenir vers l’entrée, on passait devant le jardin Seiryu-en, qui borde la douve sur la partie nord du château.

L’air de rien, en prenant notre temps (petit passage à la boutique souvenir compris), on y a passé 2 bonnes heures. A la base, on prévoyait de visiter le musée international des mangas non loin de là, mais le temps nous manquait car il nous fallait retourner chercher notre traduction du permis.

Infos pratiques

infos utiles nijo-jo kyoto

Ponto-Cho et les berges de la rivière Kamo

Le temps a vite passé et après être revenu de la JAF récupérer notre traduction du permis, on décidait de passer la fin d’après-midi à Ponto-Cho, au bord de la rivière. C’est un quartier connu pour ses nombreux restaurants, longeant la rivière Kamo.

Un cadre super pour une belle fin de journée. Certains font leur footing, beaucoup s’assoient le long des berges pour discuter, faire des selfies ou simplement rêvasser, des vélos passent par là, mais le piéton reste roi.

berge de la riviere kamo

au bord de la riviere kamo pontocho

pontocho berge riviere kamo kyoto

Tous les restaurants ont installé une terrasse enjambant un canal jouxtant la rivière. Les terrasses des restaurants commencent déjà à se remplir, on aperçoit également quelques Geishas à table, alors que leur quartier, Gion, est, en effet, justes en face, de l’autre côté de la rivière.

On profite du soleil couchant en se demandant bien où l’on va pouvoir manger, sachant qu’à midi, ne trouvant pas de restaurant ouvert prêt du métro Nijo-jo Mae (me demandez pas comment on a fait…), on avait tout juste grignoté quelques trucs au 7/11 à côté de la JAF…

pose au bord de la riviere kamo kyoto pontocho

restaurants pontocho kyoto

riviere kamo pontocho kyoto

On a fait la balade entre 2 ponts, depuis celui de l’avenu Oike Dori, non loin de notre hôtel (le Gran Ms Kyoto, voir infos plus bas) jusqu’au pont de l’avenue Shijo Dori 800 m plus loin. C’est d’ailleurs alors qu’on revenait sur cette avenue qu’on croisait littéralement 2 m plus loin, l’entrée sur notre droite pour aller dans la petite ruelle de Ponto-Cho (aussi orthographié en un seul mot Pontocho).

Une ruelle très fréquentée avec une atmosphère particulière, orienté dînatoire vu la grand nombre de restaurants s’y alignant le long.

shijo dori kyoto

Sur l’avenue Shijo juste à côté de Ponto Cho.

ruelle pontocho kyoto

Dans la ruelle où s’alignent nombre de restaurants.

pontocho kyoto

Parfait timing pour aller justement manger un bout. Malheureusement cela ne s’avéra pas le meilleur choix… Bouffe pas terrible, prix attractif à la base mais en fait plein de taxes après doublant quasiment le tarif de départ. D’ailleurs, les commentaires sur Google sont assez unanimes, pour ne pas faire la même erreur que nous, c’était ce restaurant.

Les visites à Kyoto : Jour 2

Nous voilà au 2e jour à Kyoto. Une journée complète que nous avons pu passé à Kyoto même. On démarrait gentiment en marchant simplement à côté de notre hôtel, où se trouvait le marché de Nishiki.

Le marché de Nishiki

C’est pour une fois de bonne heure qu’on se levait (enfin, plus tôt que d’hab quoi), car on avait soif de visite, et vu que c’était à côté de notre hôtel (voir rubrique en bas), on commençait par faire un tour au marché culinaire de Nishiki.

Une ruelle couverte où s’alignent des boutiques offrant des produits frais, de génération en génération. Et des générations justement, ça en fait, car le marché a fêté ses 400 ans ! (certains magasins aurait même ouvert dès le 14e siècle, en vendant à l’origine surtout du poisson).

marché de nishiki - kyoto

Pour le coup, on était presque trop matinaux, car les magasins commençaient tout juste à offrir. L’avantage, c’est qu’il y avait pas trop de monde, mais on croisait pas mal de rideaux encore fermés.

Un marché quel-qu’il soit est toujours un régal pour les pupilles et les papilles et permet toujours de bien se faire une idée sur les spécialités d’un pays, ou à défaut, d’une ville et ce qui caractérise sa cuisine et son identité.

Dans ce dédale d’allées couvertes, on s’arrêtait jeter un oeil dans 2 petits sanctuaires nichés entre 2 magasins, un drôle de contraste. On se rendait également au temple local à côté de notre hôtel, qui a l’avantage d’être complètement désert à défaut d’être vraiment intéressant.

rue hotel gran ms kyoto

La rue de notre hôtel

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Kyōto-gosho : le palais impérial

On continuait nos visites avec le palais impérial. Basé à Kyoto jusqu’en 1868, comme pour bouder le pouvoir militaire des shoguns qui étaient eux, à Tokyo, les bâtiments actuels datent de 1855.

Ce que je ne savais pas, c’est qu’il était nécessaire autrefois de réserver pour visiter les lieux (ce n’est plus le cas depuis Juillet 2016). C’est donc tout naturellement qu’on se rendait là-bas et que nous avions en effet portes ouvertes.

Le palais trône au milieu d’un grand parc de 63 Hectares. Comme c’était un samedi pour nous, c’était jour de pique-nique et détente, le temps s’y prêtait bien. Le gros plus ? C’est gratuit. On doit juste passer l’entrée principal où l’on nous distribue un pass avec un numéro et on doit suivre le parcours prédéfini.

On ne peut rentrer dans les bâtiments donc on se contente de se balader dans les beaux jardins en observant les portes superbement sculptés et les façades des grands bâtiments en bois. Le temps de faire le tour nous prendra presque 1h30.

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Kinkaku-ji : le Pavillon d’Or

Un immanquable à Kyoto nous attendait pour notre prochaine visite. Kinkaku-ji est le nom usuel du temple Rokuon-ji. Avec le très connu Kiyomizu-dera, temple indissociable d’une visite à Kyoto, le pavillon d’or est certainement celui dont l’image revient le plus souvent. En conséquence et de par sa particularité, c’est probablement l’un des endroits à visiter à Kyoto les plus bondé.

Niché au pied de la montagne au nord de Kyoto, le pavillon d’origine, posé au bord de l’eau, remontait au XIVe siècle. Au sommet, une sculpture de phœnix nous toise, pour rappeler l’aspect éternel de ce temple qui se voulait un symbole fort du pouvoir du shôgun Yoshimitsu Ashikaga.

entree kinkaku-ji pavillon or kyoto

Avec son uniforme bien bleu on est sûr de pas le louper !

allee kinkaku-ji pavillon or kyoto

L’allée menant au pavillon dorée.

Un symbole particulièrement bien choisit puisque le temple renaît de ses cendres à chaque fois… En effet, la version actuelle date de 1955, reconstruit à l’identique après le dernier incendie (parce qu’il y en a pas eu qu’un…) de 1950, déclenché par un moine fanatique… Il « gagna » son inscription au patrimoine mondial de l’Unesco en 1994.

Bien évidemment ce qui attire le regard, c’est sa belle couleur dorée, car le pavillon est recouvert de feuille d’or sur les 2 étages supérieurs. Mais le monde qui circule empêche d’apprécier pleinement les lieux.

kinkaku-ji pavillon or kyoto

foule kinkaku-ji pavillon or kyoto

Vu de l’autre côté voilà la foule qui était à côté de moi….

Même si j’ai obtenu les photos que je voulais, je ne pouvais m’empêcher de soupirer intérieurement face à ce spectacle de selfistes ambulants par centaines dont certains n’hésitent pas à jouer des coudes pour obtenir leur spot… Happé par la foule, on ne profite pas vraiment, ou en tout cas, difficilement.

Pour autant, ce serait tout autant difficile de passer à côté, car le site impressionne. Le cadre est joli, le jardin entourant le pavillon est nickel et c’est pas tout les jours qu’on peut voir ce genre de bâtiment unique où l’or prédomine.

toit kinkaku-ji pavillon or kyoto

Le phœnix sur son toit.

autre angle vue kinkaku-ji pavillon or kyoto

Vu d’un autre angle.

jardin kinkaku-ji pavillon or kyoto

Dans la jardin entourant le pavillon d’or.

Peut-être tentez une visite matinale à l’ouverture pour profiter un peu mieux (même si je doute qu’en haute saison, cela change grand chose…)

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Gion : le quartier des Geishas

C’est en se rendant à Gion qu’on croisait un grand nombre de camions de pompiers en pleine action. Ils finissaient d’éteindre un gros incendie qui s’était déclenché dans un vieux restaurant d’une ruelle perpendiculaire à là où nous nous engouffrions (d’après ce journal, c’était le Chihana, un restaurant 3 étoiles dans le guide Michelin).

incendie shijo dori kyoto

Au feu les pompiers, les pompiers ça brûleuuu !

Gion, c’est un dédale de ruelles pavées, jalonnées par de jolies maisons traditionnelles avec leur façade en bois, la possibilité de percevoir la sensation d’un Kyoto d’autrefois (essentiellement de l’ère Meiji).

quartier gion - kyoto

Si vous voulez plus d’infos, direction mon article sur le quartier d’Higashiyama, où se trouve Gion.

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Les visites à Kyoto : Jour 3

En revenant direct de la montagne de Miyama, on se dirigeait en voiture vers Arashiyama, visite immanquable à Kyoto. Après y avoir passé 3 h, on n’avait toujours pas le temps de voir le Kiyomizu-dera, du coup, on se contentait de terminer la journée vers le quartier historique d’Higashiyama afin d’avoir un aperçu des vieilles rues Ninenzaka (on verra l’autre rue, Sannenzaka après notre visite du Kiyomizu-dera le lendemain).

Arashiyama, des temples et des bambous

Arashiyama, qui veut dire littéralement, « la montagne de la tempête » fait référence à la base à la montagne au sud de la rivière Katsura. Par extension, elle fait référence à toute la zone, y compris à la forêt de bambou de Sagano, qui donne sa célébrité au lieu.

Vu le caractère « immanquable » du quartier, j’ai écrit un article dédié sur Arashiyama, quartier on ne peut plus caractéristique de Kyoto, je ne vais pas m’épancher plus dessus, ici, mais c’est là, à l’ouest de Kyoto.

Ninenzaka et Sannenzaka : les vieux quartiers de Kyoto

Situé dans le quartier Higashiyama, ce sont 2 rues en pente bordées de maisons avec façade en bois et un sol pavé. Un Kyoto aux airs d’antan, on apprécie quand même le quartier malgré la foule, qui s’amenuise en fin d’après-midi vu que les temples commencent à fermer et les boutiques souvenirs avec.

ruelle de kyoto vers ninenzaka

A la bonne heure.

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infos utiles ninenzaka sannenzaka kyoto

Les visites à Kyoto : Jour 3

Pour cette 3e journée, c’était également une journée complète à Kyoto qui nous attendait. De quoi espérer compléter nos visites avec quelques classiques, dont le Kiyomizu-dera qu’on n’avait toujours pas pu voir faute de temps.

Mais on démarrait par une initiative de Jitima, qui voulait voir un marché d’artisanats se passant dans la cour d’un temple.

Tezukuri ichi : le marché artisanal du temple de Chion-ji

C’était le souhait de ma chérie, voir un marché d’artisanat local. Sachant que ça se passe en plus dans la cour d’un temple, je me suis dit pourquoi pas. L’ambiance n’était pas déplaisante, beaucoup de monde, autant côté exposants que côté curieux.

On n’est par ailleurs pas revenu les mains vides, preuve qu’il y avait des choses intéressantes. Adapte du café, il y a en avait au moins 3 stand, tous proposant du café « à l’ancienne », pas mal pour bien débuter la journée.

Pour l’anecdote, ce jour-là, on était le 15 Mai. Hors, il se trouve qu’il y a une parade et festival important ce jour à Kyoto, le Aoi Matsuri. Si j’étais tombé sur l’info la veille, je ne m’étais pas trop attardé dessus. J’avais vu que le cortège devait passer pas loin du marché.

Je me disais vu l’heure, on peut d’abord aller au marché et voir passer le cortège ensuite, je pensais que celui-ci serait long et vu son parcours, on devrait pouvoir le voir… En sortant du métro, on voyait bien que du monde se dirigeait vers le lieu de passage et les routes du coin étaient fermées.

observation marché artisanal du temple de chion-ji

petits hiboux marché artisanal du temple de chion-ji

etal au marché artisanal du temple de chion-ji

marchand au temple de chion-ji

ceremonie temple de chion-ji

au temple de chion-ji - kyoto

Sauf qu’en sortant du marché et en revenant vers le pont Kamo Ohashi, on a vite compris qu’on avait loupé le coche… Les routes étaient rouvertes ! Pourtant, j’étais sûr que le cortège n’avait qu’une seule direction… Sauf que non, d’après ce site qui parle d’Aoi Matsuri, après une pause dans le temple du coin Shimogamo, le cortège reprends plus tard en remontant vers le nord de la ville…

Les aléas du voyage !

Au moins en revenant au pont, on aura profité d’un bon repas dans le coin tout en observant les étudiants jouant dans la rivière au niveau bas, pendant que de nombreux aigles dansent dans le ciel.

enfant traversant riviere kamo kyoto

riviere kamo kyoto

aigle riviere kamo kyoto

Plait-il ?

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Ginkaku-ji : le Pavillon d’Argent

Bien qu’on est donc louper le passage du festival d’Aoi, notre visite matinale se combinait parfaitement avec notre objectif suivant. À l’origine, ce devait être uniquement de parcourir le chemin de la philosophie (on pourrait dire aussi chemin des philosophes), dont le départ démarre justement au pied du temple Ginkaku-ji, dit « pavillon d’argent ».

Du coup ça aurait été bête de ne pas y aller. Je me consolais là avec un verre de bière maison, à l’entrée de cette rue commerçante jouxtant le chemin de la philosophie et l’on poursuivait jusqu’à l’entrée du temple.

entree ginkaku-ji pavillon argent - kyoto

ginkaku-ji pavillon argent - kyoto

jardin ginkaku-ji pavillon argent - kyoto

jardin mer argentee ginkaku-ji - kyoto

ginkaku-ji pavillon argent - kyoto

ginkaku-ji pavillon argent - kyoto

Malgré ce surnom, ne vous attendez pas, contrairement à son « homologue » recouvert d’or, à ce que celui-ci soit recouvert d’argent… Non, ici, il s’agit finalement d’un pavillon à l’apparence standard et entouré d’un beau jardin dont certaines parties sont recouvertes d’une mousse verte du plus bel effet.

Le pavillon est en bois laqué datant du XVe siècle et s’il ne paye pas de mine, il a tout de même un mérite, il est bien d’origine lui. Le surnom de pavillon d’argent pourrait venir de celui de son jardin minimaliste fait de sable, nommé « la mer de sable d’argent », ou un certain Karlos nous propose aussi plusieurs version sur l’origine de titre.

jardin du ginkaku-ji pavillon argent - kyoto

jardin au ginkaku-ji pavillon argent - kyoto

jardin mousse ginkaku-ji pavillon argent - kyoto

ginkaku-ji pavillon argent - kyoto

ginkaku-ji pavillon argent - kyoto

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Tetsugaku no michi : Le chemin de la philosophie (Path of Philosophy)

Le chemin de la philosophie est un chemin bordé d’arbres (des sakuras qui sont en fleur en Avril, ça doit être du plus bel effet), au milieu coule un ruisseau. Cette véritable coulée verte au milieu de la ville est une halte reposante pour profiter d’un peu de calme et d’ombre en cette chaude journée de Mai.

L’origine du nom n’est pas certifiée, il pourrait avoir été donné du fait des moines des environs qui aimaient venir méditer en se promenant le long du canal. Quand un autre, quelque par plus logique, serait dû à la fréquentation de philosophes et professeurs de l’université de Kyoto, qui aimaient emprunter ce chemin pour cogiter sur la vie.

Si la promenade en tout suit un parcours de 2 km, pendant lequel on peu croiser des cafés, maison offrant des cours de poterie et une chouette atmosphère (un mot que j’emploi trop à mon goût), on se contentait d’environ la moitié, préférant écourter afin de pouvoir (enfin) visiter le temple principal de la ville, le Kiyomizu-dera.

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infos utiles chemin de la philosophie kyoto

Kiyomizu-dera, le temple de l’eau

Autre figure incontournable de Kyoto, Kiyomizu-dera forme un ensemble comprenant un temple bouddhique et un sanctuaire shintoïste à l’est de Kyoto. Sa principale attraction est le bâtiment Kiyomizu-dera Hondo, entré au patrimoine mondial culturel de l’UNESCO dès 1941.

Sa particularité ? Il domine littéralement Kyoto en étant posé sur une impressionnante plateforme en bois « flottant » à 13 m au-dessus du sol. Au printemps avec les sakuras et en automne avec les érables (momiji), c’est l’un des lieux les plus photogéniques de Kyoto.

au pied du temple kiyomizu dera

Entrée principale au pied du temple Kiyomizu-dera.

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infos utiles kiyomizu-dera kyoto

Il y a aussi des nocturnes au début du printemps et à la fin de l’automne de 18h30 à 21h30, voir les infos précises sur le site officiel (en anglais)

Fushimi Inari-Taisha

Après les bambous d’Arashiyama, c’était sans doute pour moi l’endroit le plus attendu et le plus photogénique que je pouvais espérer. J’ai préféré écrire un article dédié au sanctuaire de Fushimi Inari, car c’est un lieu symbolique important. Je rajouterai donc ici juste qu’on a là encore rencontré du monde, mais qu’il est possible d’apprécier les lieux pleinement.

torii du sanctuaire fushimi inari taisha kyoto

La visite se combine très bien en se rendant à Nara puisque c’est sur la ligne de train s’y rendant.

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infos utiles fushimi inari kyoto

Parmi les choses qu’on avait aussi noté mais qu’on a pu faire faute de temps, il y avait :

– la balade en forêt entre Kuruma et Kibune, au nord de Kyoto
– se faire un Onsen (bain chaud) pour les pieds
– visiter la Villa impérial (plus au nord)
– le Museum of Traditional Crafts (à côté de l’important temple Heian-jingu)

Pour une prochaine fois (qui sait) et repéré sur d’autres blogs, je pourrais aussi citer le Higashi Honganji, plus vieux bâtiment en bois de la ville ou le temple de Daigo-ji, conseillé par une expat à Amandine et qui est devenu un de ses coups de cœur.

Mes bonnes adresses à Kyoto

En résumé après ce petit séjour à Kyoto, voici mes conseils sur les logements, restaurants testés et le transport.

Hôtels à Kyoto

On a testé 2 hôtels différents vu qu’on a coupé ce séjour en 2 parties.

Gran Ms Kyoto, très proche du métro Kyoto Shiyakusho Mae, c’est propre, petite chambre moderne, calme, bon accueil, à côté du marché culinaire de Nishiki et bien centralisé par rapport aux principales attractions. Tarif payé : 77€ par nuit

chambre hotel gran ms kyoto

Notre chambre au Gran Ms Kyoto.

Traditional Kyoto Home Bifuku Roujiya, pour la 2e partie, on voulait tester un hôtel avec des chambres à l’aspect traditionnelles. Très bon accueil, chambre très traditionnelle avec porte coulissante, sans cadenas (seule la porte principale se ferme avec un code), salle de bain partagée, futon. L’inconvénient, c’est qu’il y a aucune isolation, donc le calme dépendra des autres guests (y a 2 chambres à l’étage l’une en face de l’autre et une plus grande en bas). Tarif payé : 62€ par nuit

Restaurants Kyoto

On ne peut pas dire qu’on a très bien choisi lors de ce séjour. La faute entre autres au guide papier, trop gros, trop lourd qu’on ne se trimbalait pas dans la journée, du coup, on savait jamais où manger…

D’habitude, si j’ai le wifi ou internet, je jette un oeil à Google Maps pour voir ce qu’il y a dans le coin, les quelques fois où je l’ai fait, soit les restaurants repérés étaient fermés, soit trop loin…

Parmi les biens testés, il y avait le Matsuya Imadegawa, un petit resto local au coin de la rue au nord ouest de la résidence royale de Kyoto-Gosho.

restaurant matsuya imadegawa kyoto

A 1 km de là vers l’est, jouxtant le pont Kamo Ohashi, il y a le Bon Bon Café. De l’autre côté de ce même pont en poursuivant vers l’est, il y a une petite boulangerie sympa pour un petit encas, la Friandise.

A Arashiyama, c’est au Kotokikichaya, juste au pied du Togetsu-kyo Bridge qu’on posait nos fesses.

A Gion, on a testé le surprenant Issen Yoshoku, une attraction en soit même de par son décor extérieur et intérieur (avec ses poupées) et son plat unique (sorte de pizza japonaise spécialité de Kyoto, pas la peine de se prendre la tête sur quoi manger…).

Non loin de là on a mangé au French Gion Bar Maruhashi proposant une cuisine à consonance française, Prix raisonnable mais tout de même décevant (ne serait ce qu’en quantité).

On a aussi pas mal grignoté dans des 7/11 ou équivalent, en profitant de leur café correct et vraiment pas cher.

Transport depuis Osaka : le train

On avait opté pour l’option nous paraissant le mieux en terme de rapport coût / vitesse et c’est donc en train qu’on se rendait à Kyoto depuis Osaka. Partant de la gare principale Osaka Station, on arrivait direct à Kyoto Station.

C’était un train local de la ligne Tokaido-Sanyo, donc il s’arrêtait à toutes les stations, n’était pas super rapide (environ 1 h pour faire les 50 km séparant les 2 gares) mais au moins c’était abordable : 560 ¥ par personne (moins de 5 €).

train osaka vers kyoto

En attendant notre train pour Kyoto à la gare d’Osaka.

Pour le fun, on aurait pu prendre le fameux TGV Japonais, le Shinkansen, qui fait le trajet en seulement 15 min, mais voilà, ça coûte 5 fois plus cher (3 000 ¥), pour cette distance, ça ne valait pas le coup/coût…

Pour d’autres moyens et depuis d’autres destinations, voir les infos complètes sur le site du Gaijin Japon.

train ninja osaka station

Un train ninja, pas de doute, on est bien au Japon.

Se déplacer à Kyoto

Sur place, vous avez plein de lignes de train locaux (JR Line), de métros ainsi que des bus pour vous rendre aux différents spots, souvent bien desservis. À part la première journée où l’on avait pris un pass (600 ¥), on fonctionnait au coup par coup par la suite.

Sachant qu’on aurait pu étudier la possibilité de prendre un JR Pass pour la région de KANSAI mais on n’était pas sûr de le rentabiliser. L’autre solution pour s’éviter les machines à chaque fois, c’est d’utiliser une carte prépayée, il y a pour cela 2 options, la carte Suica et la Pasmo.

transports au japon

Les cartes sont à recharger avec du cash et ne permettent qu’un gain de temps et un chaouia de praticité plus qu’une économie (certains disent que ça donne droit à une réduction de l’ordre de 5 %, d’autres que ça ne fait qu’un arrondi à la dizaine inférieure par rapport aux tickets à l’unité).

Il y a une caution de 500 ¥ pour l’obtenir, qu’on peut récupérer en rendant la carte à la fin du séjour (même principe qu’avec la carte Octopus à Hong Kong).

Du fait du prix, on a jamais utilisé de taxis. Par contre on a utilisé quelques fois le bus. Le paiement se fait cash en sortant du bus, il y a une machine à côté du chauffeur qui permet à la fois de faire du change et payer. Les trajets sont généralement de l’ordre de 200-250 ¥.

Les arrêts sont pour la plupart bien renseigné quant au parcours du bus, particulièrement autour des sites touristiques ce qui rend la tâche assez aisé.

Dans l’absolu, la voiture reste aussi un bon moyen de transport vu qu’on y a croisé aucuns bouchons, et ce, quelque soit l’heure (le rêve !)

avenue sans bouchon kyoto

En plein centre, et pourtant désert…

circulation fluide kyoto

Circulation fluide à Kyoto

Kyoto : bilan – un brin de déception

Il est vrai que je me suis fait avoir comme un bleu… A m’imaginer cette image du Japon un peu parfait, j’en attendais beaucoup de Kyoto, et si d’un côté on est passé à côté d’endroits paisibles, « authentiques » (un vilain mot), faute de préparation mais surtout de temps, j’espérais revenir absolument conquis.

Alors non pas que je ne l’ai pas été, disons, pas complètement et pour ça, l’article de l’ami Brice résume très bien mon sentiment.

J’avais l’espoir qu’on ne serait pas déjà en pleine saison et je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait vraiment autant de monde à peu près partout. Comme en plus, on ne faisait pas l’effort de se lever, on a finalement eu droit au Kyoto du « touriste de base », sans moment « privilégié » (notre faute quand même…), non pas que c’est la « honte » mais ce n’est généralement pas ce qu’on recherche (d’où nos quelques excursions plus originales en dehors).

J’ai du mal à retranscrire ce qu’on a ressenti parce que Jitima a également eu le même sentiment au retour, mais l’un comme l’autre, on a du mal à cibler ce qui nous a déçu tout en ressentant qu’on est passé à côté de quelque chose. Même le mot « déçu » ne convient pas vraiment, disons pour résumer que ça aurait pu être mieux, pas enchanté, mais pas non plus à critiquer le Japon, loin de là.

rue tranquille kyoto

Au moins là y’a personne !

Kyoto, il faut l’apprivoiser et nous, on est un peu parti là-bas comme des « sauvages » avides de photos parfaites. Nous avons cruellement manqué de temps (je vous disais, 3-4 jours ce n’est pas beaucoup), parce que justement, on aime prendre notre temps, et débordé par l’ampleur des lieux, on a finalement survolé la ville à bien des égards.

Conclusion, partez en gardant cela en tête, Kyoto c’est une ville pleine de traditions, de charme, mais cherchez le, soyez curieux (et matinal) et ne vous laissez pas happer par les sites classiques avec ces images parfaites de lieux zen à souhait.

Visiter Kyoto en 3-4 jours, mes incontournables
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Lorsque je découvrais la Thailande en 2006, je ne m'attendais certainement pas à y poser mes valises 2 ans plus tard ! Depuis je voyage régulièrement à travers toute l'Asie. Je partage, photos, conseils et récits de la vie d'expatrié en Thailande et sur les pays d'Asie, pour ceux qui serait tenter par l'aventure de l'expatriation, ceux qui rêvent d'Asie et ceux qui veulent rêver tout court.

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Visiter Kyoto en 3-4 jours, mes incontournables

by Romain time to read: 2 min
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