Tout à l’est de la province d’Ubon Ratchathani, Khong Chiam est une petite localité posée au bord du Mékong, juste en face du Laos. C’est aussi dans les environs que la rivière Mun rejoint le grand fleuve, dans une région assez peu fréquentée par les voyageurs étrangers.
Nous y avions fait étape pendant un road trip en Isan, avec Khong Chiam comme base pour explorer les environs : le parc national de Kaeng Tana, tout proche et dont je parle ici, mais aussi le parc national de Pha Taem ou encore les formations rocheuses de Mékong appelées Sam Phan Bok.
Avant de rejoindre le village et de profiter tranquillement des bords du Mékong, nous avions justement commencé la journée par un détour vers cette frontière, en longeant au passage le lac de Sirindhorn.
Chong Mek : petit tour à la frontière Laotienne
Avant d’aller à notre destination du jour, nous profitions d’être indépendants avec notre voiture et décidions d’aller faire un tour à la frontière avec le Laos à Chong Mek.
Continuant sur la route 217 direct depuis Ubon Ratchathani, nous longions la belle route qui passe le long du lac artificiel de Sirindhorn, puis au lieu de bifurquer à gauche sur la route 2173 nous poursuivions notre route quelque 11km plus loin.
C’est une belle route agréable avec le lac en toile de fond, en revanche, le marché de Chong Mek était relativement sans intérêt donc on y resta pas longtemps.
En préparant ce séjour, on envisageait d’aller faire un tour au Laos puisque la ville de Paksé est à seulement 43km de Chong Mek, mais face à la paperasserie nécessaire pour passer la douane avec la voiture, on a manqué de temps et laissé tomber.
Du coup, nous repartions non sans s’arrêter près d’un petit chemin de terre afin de marcher jusqu’au bord du lac.
Sur les bords du Mékong
Ensuite nous rejoindrons Khong Chiam. Le temps d’aller poser nos affaires à l’hôtel. Une fois installé nous allions profiter de l’ambiance au bord du fleuve avec toutes ces familles Thaïs à l’heure du pique-nique.
L’occasion pour nous de manger dans un des restaurants du coin. Attention toutefois car si vous n’aimez pas les fruits de mer et n’appréciez pas spécialement le poisson, le choix sera moindre.
C’est vraiment agréable de se retrouver au bord de ce fleuve mythique qu’est le Mékong et ses grands arbres majestueux qui bordent la petite route longeant la petite péninsule que forme Khong Chiam.
Après avoir profité de cet air de campagne, moi photographiant à tout va comme à mon habitude, et madame dessinant sur ces carnets souvenirs, nous partions voir un petit parc national, qu’on avait croisé quelques km avant d’arriver, direction le Kaeng Tana National Park.
Kaeng Tana National Park : les rapides de la Mun
Après un temps de « pause » au bord du Mékong, nous reprenions donc la voiture vers le parc national de Kaeng Tana, à seulement 13km au sud de Khong Chiam.
Nous avions vu le panneau depuis la route 2173, quelques 7km avant d’arriver au village. En allant vers Khong Chiam il faut aller tout droit sur la petite route au lieu de continuer sur la route principale qui tourne à droite à 90°.
Le parc de Kaeng Tana est un peu comme une sorte d’avant-goût sur ce à quoi ressemble Sam Phan Bok (qui par ailleurs comme je le disais n’est pas un parc national, Sam Phan Bok n’est qu’un lieu-dit au milieu de nulle part, s’il y a quelques restaurants et une route aménagé jusque-là, c’est tout juste un village autour encore plus pittoresque et perdu que Khong Chiam.
La raison principale pour laquelle nous venions y faire un tour ce jour est justement cette proximité avec Khong Chiam.
L’endroit est agréable, mais en comparaison de Sam Phan Bok, c’est clairement moins impressionnant donc pas indispensable à visiter si vous manquez de temps. D’autant plus si vous voulez limiter votre budget, car, comme tout parc national, il faut payer un droit d’entrée (à l’époque, j’en serais quitte pour 150 bahts au lieu de 200 pour moi + 20 pour Jitima + 30 pour la voiture =250 Bahts).
- En 2026 : ce tarif a été ajusté à 100 bahts par adulte pour les étrangers (et resté à 20 bahts pour les thaïlandais)
Outre les rochers taillés par l’érosion il y avait une grotte, repère à chauves-souris mais que nous ne visiterons pas, faute de temps. Il y a également un petit barrage en amont.
On apprécia tout de même cette ambiance détendue au bord cette rivière secondaire, la Mun, rivière qui provient des plateaux de Khorat et se jette un peu plus loin dans le Mékong.
Selon la saison cela donne une impression de rivière aux deux couleurs à l’endroit où celles-ci se rejoignent car le Mékong est généralement marron/rouge de par ces eaux plus boueuses et remués tandis que la Mun déverse une eau normalement plus verte.
Et puis surtout il y avait ce beau coucher de soleil depuis le pont suspendu. Pont qui est en piteux état, trop d’ailleurs car je n’ai pas osé le traverser en entier…
Comment se rendre à Ubon – Khong Chiam ?
Le trajet direct Ubon Ratchathani – Khong Chiam est de seulement 77km normalement mais avec nos détours nous en avions pour 115km, c’est là que j’apprécie quand même la liberté d’avoir son propre moyen de transport. Le long de ce séjour je me faisais la réflexion, comment procéder avec les moyens locaux pour bouger dans la région ?
Si Ubon est facile à joindre depuis Bangkok par avion, bus (depuis le terminal Mo Chit) ou même par train, il n’en va pas de même pour bouger facilement dans les environs. Il y a bien un bus qui fait le trajet entre Ubon et Khong Chiam (30 bahts) mais il vous faudra trouver des vans ou taxis pour visiter les parcs nationaux du coin.
Si le parc national de Kaeng Tana n’est pas très loin en aval du village, celui de Pha Taem, le parc principal de la région et Sam Phan Bok (qui n’est pas un parc national) sont respectivement à 50 et 80km. La meilleure option reste je pense, la location de voiture même si ce n’est probablement pas je vous l’accorde, la plus économique, en tout cas pour une personne seule ou en couple, pour une famille j’y réfléchirais un peu plus.
Où dormir / où manger à Khong Chiam ?
Nous avions séjourné au Ban Kiangnam Hotel, un petit hôtel familial près de la « rue principale » (je la qualifie comme telle car il y a un 7/11 et le marché le matin sur cette même rue…). C’était vraiment pas cher à l’époque mais en plus de ne plus être dispo sur les plateformes de réservations habituelles, les derniers avis n’étaient pas particulièrement bon…
Si je revenais demain dans cette localité, je conseille sans hésiter le Baan Kiengtawan, moderne et qui reste vraiment pas cher.
Concrètement on aurait voulu un peu mieux car ce séjour marquait également nos 5 ans de mariage mais comme on s’y est pris au dernier moment les hôtels un peu mieux étaient complets…
Le soir venu, on décidait d’aller dans un restaurant « chic » dans l’hôtel le plus connu du coin, histoire de marquer nos 5 ans de mariage. Situé sur l’autre rive de Khong Chiam, le Tohsang Heritage Khongjiam est bien cosy mais le prix était tout de même raisonnable pour le standing qu’ils offrent, avec piscine et vue sur la rivière.
À la base, je voulais réserver une nuit dans ce dernier, mais celui-ci était plein , fêtes de fin d’années oblige, pensez-y si le lieu vous intéresse !
Faute d’y dormir, on mangera donc dans leur restaurant, le Café de Khong. Il faisait un peu frais dehors sur la terrasse exposée en hauteur, prévoyez une laine ou un manche longue si vous y allez en hiver. Le repas en lui-même est d’un bon rapport qualité/prix, certes plus cher que le petit restaurant local que vous pourriez trouver dans Khong Chiam même, mais quand même, quel décor !


















































