Higashiyama, visite au coeur du Kyoto traditionnel

Higashiyama, visite au coeur du Kyoto traditionnel

Si je vous dis Gion, ses geishas, le temple de Kiomizu-dera, ses ruelles et maisons traditionnelles ? Tout ça, c’est ce que l’on peut trouver à l’est de Kyoto, dans le quartier d’Higashiyama (qui veut par ailleurs dire « la montagne de l’est », tout simplement).

Une zone assez vaste incluant plusieurs attractions immanquables de Kyoto et qu’on a donc exploré en plusieurs parties.

Gion, entre maisons de thé et traditions

Gion désigne une zone composée de plusieurs rues connues pour être bordées de maisons de thés, situées dans des maisons traditionnelles. C’est une zone où l’on est susceptible de croiser des geishas (ce qui signifie « personne pratiquant les arts ») et des maikos (apprenties geishas), des femmes louant leur talent d’artiste alliant le chant, la danse ou même l’art de la conversation entre autres.

statue geisha gion kyoto

Une statue de geisha marque « l’entrée » vers Gion.

Gion fait partie du plus grand quartier d’Higashiyama, connu pour avoir gardé un aspect traditionnel correspondant à l’ère Meiji (fin XVIIIe, début XIXe siècle). Et c’est en effet ce qu’on vient chercher à Gion. Au-delà des geishas (qu’on apercevra à 2 reprises que très brièvement), ce sont surtout les allées de vieilles maisons aux façades en bois qui sont intéressantes.

Celles-ci sont couvertes de panneaux de bois avec une façade et architecture très caractéristique. Certaines servent de restaurants de luxe ou de résidences privées tandis que d’autres sont des maisons de thés, là où vont par exemple officier les geishas et maikos.

Concrètement, Gion se réparti en 2 zones, l’une au nord de l’avenue Shijo, sur la rive gauche de la rivière Kamo et l’autre au sud de cette même avenue. Si l’on a pas eu le temps de se balader sur la partie nord, qui comprend notamment la jolie rue Shirakawa, bordée par un canal, on est allé vers la partie sud, côté Hanamikoji Dori.

On est arrivé par la rue Yamato Oji depuis l’avenue Shijo en se « perdant » dans les petites rues du coin jusqu’à rejoindre la rue principale de Hanamikoji. Je me suis dirigé avec en tête « Gion Corner » sur Google Maps, qui me servait de repère. Il y avait encore pas mal de monde une fois sur Hanamikoji, même si pas comparable avec le monde aperçu cet après-midi même à Arashiyama.

Si l’on sort de l’axe principale, il y a moyen de s’imprégner en toute quiétude de l’atmosphère reposante qui peut régner dans ce quartier. On y croise beaucoup de personnes avec des kimonos traditionnels, les yakutas, ça rajoute du cachet à l’ambiance même si on comprend vite que ce ne sont que des touristes, autant Japonais qu’asiatiques d’ailleurs qui les portent…

On terminait cet après-midi en coupant à travers un petit temple local, Yasui Konpiragu. Avec le soleil couchant, c’était une ambiance apaisante. En contrebas, on passait à travers l’enceinte d’un autre temple, le Kenninji.

Malheureusement vu l’heure, c’était portes closes, mais d’après le site Voyagista d’Amélie, ce temple renferme un superbe jardin zen et un plafond richement décoré avec une peinture de dragon (ou gravure, je ne sais pas).

geisha quartier gion - kyoto

La seule geisha qu’on croisera de près.

Les vieilles rues en pente de Ninenzaka et Sannenzaka

Dans la continuité de Gion, on trouve au pied du temple Kiyomizu-dera, qui domine Kyoto, d’autres rues intéressantes à parcourir. Là aussi il y a du monde, mais le charme opère.

Les 2 ruelles principales sont pavées, jalonnées de restaurants, cafés et boutiques de souvenirs ou d’artisanat. On se rendait la première fois d’abord du côté de Ninenzaka, en revenant d’Arashiyama.

Après avoir garé la voiture dans le coin (on l’avait car on revenait de Miyama et ne la rendait que le lendemain), je souligne au passage la joie de trouver facilement des parkings un peu partout dans la ville (hein Bangkok…)

On s’est engagé le long de la petite rue jusqu’à arriver aux escaliers, qui font office de point photo vu qu’on domine le quartier. On croisait pas mal de monde, mais la plupart redescendaient après avoir visité le Kiyomizu-dera un peu plus haut.

Ce qu’on fit peu de temps après alors que le soleil lui aussi avait décider qu’il était temps de descendre. C’est là qu’on verra cette vue caractéristique de cette partie du quartier, alors qu’on voit la jolie pagode du Hokanji se profiler au-dessus de la rue.

Avec le soleil rougissant et les allés se dégageant, c’était un bon moment pour aller se balader dans le coin.

Le lendemain après notre passage au chemin de la philosophie, on prenait un bus (ligne 100 ou 206) pour rejoindre l’arrêt Kiyomizu-michi, ça nous déposait pratiquement au pied du Kiyomizu-dera. Pour le rejoindre, il fallait justement passer de nouveau par les charmantes allées à l’ancienne.

Mais cette fois nous montions du côté de Sannenzaka. Même vibe que Ninenzaka avec peut être plus de boutiques.

Kiyomizu-dera

Après notre passage par les petites rues commerçantes, nous arrivions devant l’imposante porte principale du temple Kiyomizu-dera, la porte de Nio-mon.

La grande porte mesure pas moins de 14 mètres de haut pour une largeur de 10 m. Ça fait une belle entrée en matière pour ce qui se devait être l’un des principaux « highlight » de ce séjour à Kyoto.

entree temple kiyomizu dera - kyoto

Le complexe est posé au pied d’une montagne, le Mont Otawa, à l’est de Kyoto et il nous faut donc monter pour entamer la visite en cette déjà, fin d’après-midi.

Beaucoup de monde se balade en yakutas par ici. Ça complète bien ce tableau. On commence à monter les quelques marches nous menant au hall principal, nous sans croiser une grande pagode et en jetant un œil à la vue qui commençait à s’offrir à nous.

Depuis là, on aperçoit une vaste zone de Kyoto jusqu’à la montagne la bordant à l’ouest. Même si nous savions le hall principal en rénovation, je ne savais pas sous quelle forme et d’où ça en était, sachant que le complexe dans son entier est en rénovation depuis 2008, le Hondo Hall, est lui, recouvert d’un coffrage depuis l’année dernière et ce, jusqu’en 2020…

Le hall actuel est une reconstruction datant de 1633, l’original remontant au 8e siècle et ayant disparu dans un incendie (décidément). Celui-ci repose sur une plateforme composée d’énorme poutre en bois. Le tout, sur une hauteur de 13 m, belle prouesse technique.

On s’acquitte des 400 ¥ du droit d’entrée et on poursuit la balade derrière le hall. On s’arrête sur la terrasse offerte par le Okuno-in hall, LE spot photo par excellence, avec cette vue sur Kyoto et à la bonne saison, une vue sur le Hondo hall entouré d’arbres colorés (soit en fleur, soit aux couleurs d’automne).

On se rendait juste en face du Hondo hall, d’où on pouvoir voir une pagode sortant des arbres. Nous voilà de l’autre côté à cette fois observer une bonne partie du complexe dont l’autre pagode croisé devant le hall principal.

Un peu plus loin en redescendant, on passe devant la fontaine donnant son surnom au temple. Surnommé le temple de l’eau, c’est à dû à la cascade Otowa no taki, une source dont la pureté de son eau lui vaut une réputation pour se purifier et demander un vœu.

Le site étant proche de fermer, on ne s’attarde pas à faire la queue pour s’offrir cette purification au passage. On redescendait non sans acheter quelques souvenirs et on revenait là où nous étions passé hier, la petite rue de Ninenzaka.

Mais cette fois, on poursuivait le long d’une rue, passé le parking où l’on était la veille. Dans cette rue, toujours pavée, s’alignent plusieurs temples avec la particularité d’y avoir des petites statues ayant des vertus si on les touche (il y avait des instructions en anglais sur comment procéder à côté de chacune d’elles, de mémoire, il y en avait au moins 5 ou 6).

Pas assez attentif, mais aussi pas assez renseigné, on passait là à côté d’une petite ruelle très photogénique, Ishibei-koji, allez-y jeter un oeil de ma part 😉

ruelle ishibei-koji kyoto nuit

La ruelle Ishibei-koji de nuit, c’est classe non ? (Crédit photo 鈴木 遥 360 PHOTO)

Au carrefour en T se présentant à nous plus loin, on tournait à gauche puis à droite et atterrissions par hasard devant le sanctuaire Shinto Yasaka-jinja dont les lanternes déjà illuminé en ce début de soirée apportait son charme au moment.

Ce temple est juste au bout de Shijo dori, l’avenue par laquelle nous étions arrivé à Gion 3 jours plus tôt. Il nous était donc facile depuis là de trouver à manger et choper un métro pour retourner à notre hôtel, terminait cette visite du quartier.

Avec tout ça, j’espère vous avoir donné l’envie de vous attarder dans cette partie de Kyoto, certes touristiques, mais pleine charme, encore en fin d’après-midi comme on y a été à chaque fois.

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Lorsque je découvrais la Thailande en 2006, je ne m'attendais certainement pas à y poser mes valises 2 ans plus tard ! Depuis je voyage régulièrement à travers toute l'Asie. Je partage, photos, conseils et récits de la vie d'expatrié en Thailande et sur les pays d'Asie, pour ceux qui serait tenter par l'aventure de l'expatriation, ceux qui rêvent d'Asie et ceux qui veulent rêver tout court.

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by Romain time to read: 6 min
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