Conduire au Japon : ce qu’il faut savoir

Conduire au Japon : ce qu’il faut savoir

Revenant tout juste du Japon, j’ai pu expérimenter la conduite là-bas, le temps de s’échapper un coup de Kyoto pour aller visiter les environs. On avait prévu cette sortie en voiture et il nous fallait donc être en règle pour pouvoir conduire avant de partir.

Conduire au Japon : mode d’emploi

Il y a concrètement 2 options possibles :

Option 1 : Faire un permis international

À demander depuis votre pays d’origine d’où vous avez obtenu votre permis national (je précise, car dans mon cas, je peux obtenir un permis international à partir de mon permis Thai, pas depuis mon permis français).

En l’occurrence cette demande pour la France se fait maintenant uniquement en ligne (attention parce que les délais d’obtention sont particulièrement longs, prenez en compte !)

permis international

C’est ballot, mon permis international venait tout juste d’expirer…

Si j’avais déjà un permis international, fait pour notre séjour aux Etats-Unis l’année dernière, celui-ci arrivait juste à expiration et il me fallait le renouveler…

Comme je n’avais pas le temps de refaire une demande car il me manquait un papier pour le faire en Thailande, j’ai donc choisit l’autre option.

Option 2 : Obtenir un traduction japonaise de son permis national

S’agissant d’un partenariat particulier entre plusieurs pays, seuls les détenteurs d’un permis de Suisse, Allemagne, France, Belgique, Slovénie, Monaco, Estonie et Taiwan sont concernés.

Cela peut se faire via l’ambassade ou consulat du Japon du pays où vous vous trouvez. Là encore, manquant de temps, il était aussi possible de le faire sur place via la JAF (la Japan Automobile Federation).

Bien que nous ayant fait perdre presque une journée de visite, cette dernière option m’arrangeait grandement.

paysage de kyoto vers la jaf

On découvre de nouveau coin grâce à la JAF 😉

Je me suis donc rendu dans leur bureau au sud de Kyoto le matin du 2e jour après avoir cherché l’adresse la plus proche de notre hôtel. Voir l’emplacement ci-dessous :

Après un petit coup de métro, on avait 1 bon kilomètre à marcher pour arriver (sachant qu’à l’aller, je me suis planté de pont pour traverser et ça nous a rallongé d’un 1km…).

On était les seuls en arrivant. Ambiance studieuse et tout le monde s’affuble d’un bonjour en coeur. Un mec balbutiant quelques bribes d’anglais nous aborde. Je le sentais vraiment pas à l’aise mais il nous a aidé pour la démarche.

C’est à vrai dire très simple. Il faut présenter le permis d’un des pays citez juste au dessus, et remplir un formulaire (que vous pouvez télécharger depuis le site de la JAF)

Cette traduction coûte 3000 Yens (soit 23€) et on vous la fournit le jour même. Il nous avait donc fallu retourner au bureau avant 17h pour récupérer le précieux sésame qui ressemble à ça :

traduction japonais permis français

À noter que c’est la même chose que lorsque vous obtenez un permis international, l’exception française de pouvoir conduire un 2 roues jusqu’à 125cc n’est pas retranscrite. En d’autres termes, je n’étais autorisé qu’à conduire une voiture et non des cyclomoteurs.

Petite précision : la validité est d’un an à partir de la date de délivrance.

Pour ce qui est de la conduite elle-même, je fusse surpris (ça se dit ça encore ??) de voir que les Japonais n’était pas si rigoureux que ça. Alors attention, on est loin des fous du volant Thailandais, mais alors que je respectais les limitations (qui, soit dit en passant, sont particulièrement basse), je me faisais régulièrement doubler quand même.

J’ai aussi vu des passages au dernier moment au feu rouge… Après ça reste anecdotique et conduire est relativement aisé et plutôt à la cool, surtout si comme moi, on est habitué à conduire à gauche.

Après, il est vrai que la vitesse moyenne est très lente, ce qui donne un côté frustrant et nous a même foutu en retard dans notre planning prévu.

Autre chose n’aidant pas pour aller plus vite, c’est la première fois de ma vie que je vois des autoroutes à une seule voie… Du coup limité à 80km/h, et même 70 par temps de pluie (ce qu’on a eu…).

Après c’était surtout en montagne, donc je peux comprendre le manque de place et le coût réduit se faisant (bien que j’ai jamais autant croisé de tunnel sur un parcours aussi court).

Je remercie mon GPS même si les panneaux étaient globalement affichés en Anglais, ça permettait d’éviter de se prendre la tête (même si j’ai fait une erreur de sortie une fois et avec leur histoire d’autoroute, pas moyen de faire demi-tour avant un moment…).

En ville, il faut être bien attentif aux feux rouges, et notamment ceux concernant les piétons. Contrairement en Thailande où le piéton est un excrément dérangeant qui a le malheur de nous gêner dans notre course, au Japon, celui-ci est roi et prioritaire en tout point.

Si les règles de conduite au Japon vous intéressent, voici en pdf un fascicule qu’on nous avait donné sur les règles de bases (doc en anglais) :

Règle de conduite au Japon

Location de voiture au Japon

On partait et on revenait à la base du même point, Kyoto. Toutefois, j’ai pu choisir l’agence où je prenais la voiture et celle où je la ramenais. Comme on changeait d’hôtel entre nos 2 parties de séjour à Kyoto, je prenais la voiture à l’aller dans une agence proche de notre hôtel.

Il n’y avait que 150m entre le métro et l’agence et heureusement car il pleuvait (pour rappel). Au retour, je la déposais dans une agence proche de notre nouvel hôtel et on avait marché seulement 700m.

De part ces critères, j’ai utilisé l’agence Toyota Rent-A-Car, c’est aucunement sponsorisé je tiens à le préciser.

location voiture japon

Notre voiture de loc, une petite Toyota Vitz.

J’ai opté pour une petite Toyota genre Yaris (j’avais hésité pour le fun à prendre leur fameuse voiture en forme de cube). Cela revenait à 60€ par jour ce qui est raisonnable.

Une étudiante à l’accueil s’est chargée de finaliser les démarches avant de louer. Son anglais était ultra basique, mais on se comprenait.

Elle nous a proposé de louer une carte ETC (Electronic Toll Collection) pour l’autoroute , ce qu’on a pris parce que c’est vrai que c’est quand même bien pratique et c’était pas cher, seulement 324 Yens.

Au retour, il nous suffisait de payer le montant équivalent des péages passés avec la carte. On nous indique qu’il faut faire le plein en la rendant (pompe rouge, regular). OK.

Après un tour de la voiture, archi-neuve (même pas 500km au compteur), on était prêt à partir à l’aventure, sous la pluie…

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Lorsque je découvrais la Thailande en 2006, je ne m'attendais certainement pas à y poser mes valises 2 ans plus tard ! Depuis je voyage régulièrement à travers toute l'Asie. Je partage, photos, conseils et récits de la vie d'expatrié en Thailande et sur les pays d'Asie, pour ceux qui serait tenter par l'aventure de l'expatriation, ceux qui rêvent d'Asie et ceux qui veulent rêver tout court.

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